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SPECULUM

un spectacle joué à la MANUFACTURE DES ABBESSES du 2 janvier au 16 fevrier 2019

About the project

 

SPECULUM est un spectacle de Delphine Biard, Flore Grimaud et Caroline Sahuquet -

Après 2 ans d'enquête sur la gynécologie, son Histoire et ses histoires, Nous avons été  submergées par l’ampleur du sujet, la quantité de tabous et de maltraitances.  S’est opéré alors en nous un véritable éveil au féminisme.

L'actualité est venue confirmer nos découvertes et enrichir encore la dramaturgie. Nous avons alors tout mis en oeuvre pourcréer un spectacle audacieux, puissant, et drole à la hauteur du sujet.  Nous avons la joie de jouer à Paris à partir du 2 janvier 2019  mais pour cela nous avons besoin de vous.

Nos vidéos de présentations :

3 minutes : https://vimeo.com/295833693

10 minutes https://vimeo.com/291081718

2 minutes : https://vimeo.com/295662764

 

        

Nous avons fait  une avant première au théâtre Marcelin Berthelot de Montreuil, à l'ancre des mots d'Erquy, au Festival d'Aurillac en 2018 ( collectif des possibles) et lors des Rencontres Artistiques en Ile de France Scènes sur Seine à la Reine Blanche.

        

 

 

 

 

 

 

 

I - GENESE

            Refusant pendant longtemps de nous définir par notre sexe, refusant aussi un certain militantisme ghettoïsant et excluant pour les hommes, nous nous considérions issues d’une génération plutôt privilégiée comparativement à nos mères et grands-mères, et estimions que nous n’avions pas été́ empêchées par notre condition de Femme. Nous avons vécu comme une révélation notre prise de conscience et notre urgence de dire

. Speculum est né de nos parcours, de nos angoisses, de nos forces mais surtout de nos interrogations.

             Etre une femme ? Avoir un utérus ?

            L’ignorer ? Le choyer ? Le dénigrer ?

            Qu’est-ce qu’une fausse couche ?

            Comment en parler ? Le faut-il ?

            Que donnons-nous à voir à un gynécologue ? Qu’attendons-nous de lui ?

            Que devons-nous à la gynécologie ?

            La gynécologie peut-elle être violence ?


            Comment féminisme et féminité́ se conjuguent avec médicalisation ?

             Avec maternité́

             Nous nous sommes saisi d’un sujet souterrain au coeur d’enjeux intimes et sociétaux.

Le théâtre est le média parfait pour soulever ce tabou.

 

           

           

II - PROCESSUS

            Nous  avons donc recueilli de nombreuses interviews, nous sommes allé à la rencontre de spécialistes et de journalistes pour construire notre matériau. Nous avons été́ surprises de la surabondance de témoignages, comme si ce sujet presque interdit recelait des siècles de peurs, de traumatismes, de phantasmes...

            Nous interrogeons le rapport patiente/médecin dans ce parcours souvent compliqué d’une femme à la rencontre de son corps. Nous avons pu constater que nous vivons toutes très différemment ces actes à la fois anodins et invraisemblables que sont l’intrusion d’un speculum et autre palper mammaire.  

Nous libérerons donc une parole nue, aussi grave que légère. 

            Nous convoquons l’Histoire qui nous confirme que notre relation aux médecins est emprunte depuis toujours de fascination et de suspicion et que ses enjeux sont profondément dramaturgiques.

            Nous avons souhaité écrire, mettre en scène et interpréter pour poursuivre notre recherche. Notre matière textuelle est évolutive, constituée d’une colonne vertébrale aux multiples ramifications. Nous créons collectivement cette fresque gynécologique. Elle s’appuie sur nos complémentarités, nos expériences et notre entente artistique sans cesse renforcer par nos trouvailles.

            Nous donnons à voir et à entendre. Sans orienter ni limiter.

            Nous alternons entre comédie burlesque et drame dans un ordre non chronologique.

La dramaturgie suit la ligne à la fois de l’émotion mais aussi de la réalité des découvertes que nous avons faites au cours de nos recherches.

            Nous avons choisi d’éclater l’espace et la narration. Nous partons d’une posture autobiographique, celle de notre processus de création lui-même. Nous retranscrivons notre cheminement et les interviews que nous avons menées. Et imperceptiblement nous glissons vers la fiction à travers des parcours de femmes : Delph, Isabelle et Benoîte Groult. Ces récits sont sans cesse mis en résonnance avec d’autres paroles.

              Une variation de scènes dialoguées invite le spectateur à des rendez-vous médicaux. Il assiste à leurs échanges faussement anodins, aux silences, absurdités, malaises. Ces tensions sont mises en perspective avec une galerie de portraits de celles et ceux qui ont contribué à bâtir une histoire de la gynécologie.  On rencontre des hommes et des femmes qui, grâce à leurs inventions, leurs recherches et leurs indignations ont fait avancer notre Histoire.

Une cinquantaine personnages se croisent dans une valse tonique, joyeuse et virevoltante pour que jamais le pathos ne s’impose mais que toujours le propos passe devant. Comme l’écueil aurait été de vouloir tout dire et tout montrer, nous avons choisi des figures emblématiques et d’autres qui nous empoignent tant ce qu’elles vivent est à la fois commun et fort. En passant de l’anonyme à des figures illustres comme Hippocrate, on atteint l’universel. 

            Enfin des situations inscrivent le débat dans l’espace public pour révéler les enjeux sociaux et politiques de ces questions : une conférence, un procès, un plateau télévisé. Il est question ici de tendre encore plus fortement le fil qui relie le propos aux spectateurs, de briser le quatrième mur pour que l’impact soit imparable.

            Nous avons choisi en filigrane de donner à ressentir le féminisme comme un humanisme indispensable qu’il est urgent de réveiller en chaque femme et  en chaque homme. 

En montrant notre intérieur, nous souhaitons déconstruire la relation patriarcale patient.e/médecin qui fait viscéralement partie de nos habitudes mais nous souhaitons aussi questionner nos représentations. Nous avons déconstruit nos propres conditionnements pour tenter de porter un regard neuf sur la mauvaise presse et les problématiques du féminisme encore trop souvent effrayant. En rendant les choses à la fois concrètes et personnelles nous faisons apparaître les enjeux multiples qui gravitent autour du corps des femmes.

 III - NOS CHOIX 

            A la frontière d’un théâtre documentaire, nous livrons un contenu informatif inattendu, choquant, troublant.

            Nous accordons une part importante de notre écriture au Distilbène car il symbolise tout le disfonctionnement d’un système global. Ce scandale pharmaceutique a touché des centaines de milliers de femmes en France dans les années soixante-dix et très peu de gens en ont réellement connaissance. Ce médicament qui était interdit aux Etats-Unis parce que sa nocivité était avérée a été délivré en France jusqu’au début des années quatre-vingt. Il provoquait des morts fœtales à répétition, des atrophies irrémédiables de l’appareil génital,  des cancers… Le laboratoire Novartis anciennement UCB pharma était à l’origine de la fabrication et de la commercialisation de ce médicament considéré aujourd’hui comme un poison. 

             Nous avons aussi choisi de ne pas passer à coté de la question du droit à l’avortement eu égard au contexte politique actuel à l’international. Nous savons qu’il est actuellement remis en question dans certains pays d’Europe et que des femmes meurent encore partout dans le monde pour y avoir recours. Revenir sur ce combat notamment grâce à la parole de Benoite Groult, nous permet de faire apparaitre la modernité de l’enjeu. Cette question montre elle aussi à quel point les femmes ont été dans l’histoire, dépossédées des  débats et des décisions qui les concernaient. Elle met en évidence l’urgence toujours d’actualité de cette préoccupation qui devrait unir les sexes vers le même progrès. Le droit à l’avortement est un tournent fondamental dans l’histoire de la gynécologie puisque c’est la première fois que les femmes ont eu gain de cause face au patriarcat et qu’elles ont pu obtenir l’écoute et le respect de leur parole.

             Nous questionnons en parallèle, le tabou surpuissant autour de la  fausse couche. Pourquoi n’y a t-il pas de place pour ce deuil ? Pourquoi « ce chagrin de femmes » (expression empruntée à Chantal Birman) devrait-il être immédiatement effacer de son esprit et du notre ? Pourquoi celles qui en souffrent nous impatientent-elles et celles qui n’en souffrent pas nous gênent-elles ? D’où vient la négation de la puissance du choc et le refoulement ? Pourquoi même dans cet événement, le plus intime qui soit, a-t-on toujours dicté aux femmes leur conduite ? Privées, jusqu’à leur liberté de ressentir. Pourquoi cette question nous a-t-elle nous même mises mal alaise ?

             Poser la question du droit à la souffrance pour une fausse-couche, ce n’est pas réinterroger les limites de la vie fœtale mais au contraire parler du point de vue des femmes. Seulement voilà, le cœur et la souffrance des femmes, n’ont jamais été un enjeu de société. Les femmes sont elles-mêmes habituées à se passer de ce temps qui ne leur à jamais été accordée. (Dans tous les CHU de France une consultation gratuite après d’un psychologue vous est systématiquement proposée en cas d’avortement mais pas en cas de fausse-couche… même après une huitième) Parler de ce chemin de la vie, serré viscéralement à nos corps, de l’exploit, des situations absurdes, des drames toujours fréquents, du temps du deuil nécessaire est une manière de mettre sur le devant de la scène le ressenti des femmes et de le faire enfin entendre.

 

            Nous nous penchons sur l’importance des mots et sur leur absence – Sur le dégât des tabous et des expressions inappropriées. Nous croyons au pouvoir cathartique et politique du théâtre et à notre pouvoir d’action dans la joie. Cloé Korman (diacritiK le grand entretien) confie : « ce qui m’intéresse chez les femmes écrivains est de savoir en quoi elles sont poètes (...) au sens où elles ajouteraient à notre monde des objets, à notre langage des mots qui ne s’y trouvaient pas, des structures de pensée qui les changent » … « Je suis sûre qu’il n’y a pas moins d’intensité dramatique, moins d’élaboration anthropologique dans un accouchement, ou dans le désir de porter un rouge à lèvres, que dans la conquête de l’Amérique ...»


  IV - NOS REFERENCES 

            Plusieurs autrices et auteurs, réalisatrices et réalisateurs guident aussi nos réflexions et notre dramaturgie. Nous retranscrivons les paroles de Benoît de Sarcus, Martin Winckler, Bernadette de Gasquet, Chantal Birman, Mélanie Déchalotte et bien entendu Benoîte Groult, avec déférence et jubilation.

            Depuis que nous avons commencé notre travail, le sujet des maltraitances gynécologiques a explosé dans les médias. Marie-Hélène Lahaye déclare que l’été 2017 est «l’été historique où les violences obstétricales se sont imposées dans les médias». Ce qui vient asseoir la nécessité de ce projet.  

 

     

           

Au fil de la représentation, une frise d’accessoires symbolisant cette galerie de portraits se constitue en avant-scène et donne le code qui permet à la fois de savoir qui parle et ou le situer dans le temps.  Le regard du spectateur se penche  régulièrement sur cette frise. Elle devient son point de répère et le pont entre lui, les personnages, et les actrices.    

             

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

          

     

            Comme l’espace scénique devient tribune, nous exploitons aussi tous les espaces disponibles au-delà du plateau : les gradins, les rampes de services... Nous avons vocation à investir aussi bien des théâtres que des lieux publics. La place de celui qui regarde reste au centre de nos préoccupations, nous habitons toutes ses perspectives.

  

 V- INTERPRETATIONS

            Nous avons choisi d’interpréter à trois femmes tous les personnages du texte, y compris les hommes. Le travestissement se veut autant outil de revendication que prétexte à une composition de jeu ludique. Nous cherchons le plaisir insouciant du jeu théâtral tout en osant le contenu polémique. Ce processus participe à muscler notre vigilance et interpelle celui qui regarde.

Nous faisons appel à un œil exterieur, Kelly Rivère, qui a accompagné les débuts de l’écriture. Son regard aiguisé, empathique et précis nous permet d’éviter les éceuils et les pièges de la caricature. Il nous accompagne en poussant encore un peu plus loin nos audaces et nos intuitions.

 

VI - CONCLUSIONS

            Femmes, nous faisons cohabiter, non sans difficulté, notre féminisme intrinsèque, conscientes ou pas de l’être, notre maternité et notre féminité. Nous souhaitons questionner les dilemmes et les passions de ce mariage fougueux qui nous oblige parfois à tordre nos principes.Le droit des femmes n’est pas une chose acquise. Et la gynécologie est au cœur de cette lutte puisque c’est son corps, ses organes et sa capacité d’enfanter qui sont en jeu : «Cela ne m’intéresse pas que les écrivaines obtiennent de parler des mêmes sujets que les hommes, ou de traiter de la condition féminine exclusivement. Mais ça m’intéresse de voir si certains objets qui sont assignés au domaine féminin, comme l’accouchement, la grossesse, peuvent devenir eux aussi des témoignages sur la peur de la mort ou le désir d’expression.»
 Cloé Korman (diacritiK le grand entretien)

 

Crédits  : Hélène Merlin

Les photos sont prises dans notre premier lieu de résidence – COMME VOUS EMOI à Montreuil lors d’une séance de travail ouverte en mai 2018 et lors de nos premières représentations en version théâtre de rue au Festival d'Aurillac 2018

 

 

 

        

 

What are the funds for?

Nous avons besoin de votre soutien pour permettre à la production de ce spectacle d'être équilibrée -

Nous allons payer les artistes, la salle, la communication, les équipes qui nous accompagnent ( presse, diffision, lumière .. ) mais aussi l'équipe administrative, les droits d'auteurs et tout ce qui fait que nous travaillons dans des conditions professionnelles -

            Nous espérons de tout cœur que notre dossier retiendra votre attention et qu’il vous permettra de constater le professionalisme de notre production. Nous esperons aussi que les qualités artistiques et humaines du spectacle sauront vous toucher.

            Nous sommes à la veille du moment ou nous allons pouvoir enfin présenter notre travail au public parisien et nous avons besoin de votre soutien pour pouvoir payer les artistes pour leur prestation mais aussi pour le travail inestimable que réprésente 3 ans de création, d’espoirs et de persevérances.

            Si nous avions la joie de bénéficier de l'aide que sollicitons aujourd’hui, nous vous assurons que nous mettrons tout notre savoir-faire et toute notre énergie pour être à la hauteur de cette marque de confiance et que notre reconnaissance serait immense.

En contre partie nous proposons des affiches dédicacées, des places pour le spectacle, un exemplaire du livre dédicacé par nous 3, une séance d'enregistrement autour d'une confession qui pourra se retrouver dans le spectacle par la suite ( avec votre accord bien sur ) ...

A bientôt à la manufacture des abbesses ...

 

About the project owner

                  Delphine tourne régulièrement pour le cinéma et la télévision notamment sous la direction de Mehdi Charef, Alain Corneau, Maurice Barthélémy, Antoine de Caunes...
Elle prête aussi sa voix pour du doublage ou des fictions radiophoniques de France Culture. Elle est à la direction d’une compagnie de théâtre, Le Troupeau dans le Crâne et y crée différents spectacles dont Blaise au Brésil (d’après Blaise Cendrars, label Printemps des poètes, joué au Théâtre de Poche) et Corps et Biens (de Laurent Contamin, joué au Théâtre de l’Opprimé).  Elle fait partie des Pompières Poétesses. Elle est montée sur les planches sous la direction de Krzystof Warlikowski (Iphigénie en Tauride), Vladimir Ant (Thanatoscop) et Michael Haneke (Don Giovanni).
Elle a suivi très jeune les cours de Liza Viet au Conservatoire du XVème arrondissement de Paris, et en est sortie avec le Premier Prix. Elle a fait parallèlement des études littéraires : hypokhâgne, khâgne, licence de lettres modernes. Elle s’est aussi formée à la danse et au mime. Elle obtient en 2018 un diplôme d’état d’enseignement du théâtre.

                  Flore est comédienne et auteure. Formée à l' ERAC, Flore débute sa carrière avec Hans-Peter Cloos en 1995. Elle rencontre Marcel Maréchal, alors directeur du théâtre du Rond-Point à Paris pour jouer la Reine Anne d'Autriche dans Les trois Mousquetaires puis s'en suivra une grande collaboration au sein des Tréteaux de France durant une dizaine d'années. Elle y jouera sous sa direction Agnès dans L'Ecole des Femmes La Reine dans Ruy Blas, Raymonde dans La Puce à l'Oreille, Angélique dans George Dandin, Dolly dans Falstaff, Nicole dans Le Bourgeois Gentilhomme, la Dive Bouteille dans  La très Mirifique Épopée Rabelais... Au théâtre de la Cité Internationale, elle joue sous la direction de Philippe Chemin dans Matériau d’Heiner Muller puis crée avec Alexandra Tobelaim et la Compagnie Tandaim Le Boucher d'Alina Reyes au Théâtre de l'Aquarium, Olga dans Villa Olga de Catherine Zambon, La Part du colibri actuellement en tournée. Son texte Je descends souvent dans ton Cœur sélectionné pour Les Mises en Capsules l'an dernier est créé au Ciné XIII, mis en scène par Benjamin Guedj, elle l'interprète aussi aux côtés de Lou Chauvain.  Actuellement en création avec Manuel Durand pour sa pièce A Quand la mer? Octobre 2016, Théâtre de l'Opprimé.

                  Caroline commence le théâtre très jeune au conservatoire municipal de Saint Maurice.  Après un passage à la fac (Licence d’études théâtrales) et dans une école privée (studio 34) elle fait de nombreux stages tout au long de son parcours avec notamment Gerard Gallego, Catherine Anne, Philippe Calvario ... Elle obtient un diplôme d'état d'enseignement du théâtre en 2010. Elle a créé sa compagnie en 2002. Elle  se partage depuis entre la scène (alternant théâtre contemporain comme Al d’Alain Lagneau mis en scène par Xavier Jaillard ou La Baleine de Laurent Labruyère par la compagnie du Rugissement de la libellule et le classique comme Le Caprice de Musset ou les pièces de Courteline par la Compagnie de L’Yerres), l'enseignement (théâtre et développement personnel pour les publics prioritaires - Mairie de Paris)  , le doublage, l'écriture, l’assistanat (notamment Hitch mis en scène par Sébastien Grall) puis la mise en scène  (Matthieu(x) qu’elle écrit et met en scène créé au Vingtième Théâtre puis au Ciné 13  meilleur spectacle  - p’tits Molières 2016 et au théâtre de Belleville) - et enfin  la production des spectacles de Mi-fugue Mi-raison  (comme Les Chagrins Blancs qu’elle co-écrit et joue avec Stéphanie Colonna, Alexandra Galibert, Barbara Grau - mis scène Justine Heynemann ou Tout sur le Rouge création 2018 écrit par Elise Thiébaut et interprété par Aline Stinus qu’elle met en scène et produit)