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Léonce et Léna / Büchner

Une mise en scène du Kraft Collectif

About the project

 

KRAFT COLLECTIF 


Kraft Collectif réunit, à l'initiative de Mathilde Morel, de jeunes acteurs, dramaturges, metteurs en scènes, artistes en voie de professionnalisation autour de projets dont la vocation est double : d'une part se confronter à la création, d'autre part, explorer sous forme de laboratoire une nouvelle approche de la langue poétique au théâtre. 

Léonce et Léna de Büchner sera la première occasion de confronter notre travail de laboratoire à un public. En décembre sera présentée, au théâtre de l'ENS, l'étape initiale de notre recherche. 

 

 

 

LEONCE ET LENA, GEORG BÜCHNER (1836)

Léonce et Léna est la seule comédie du dramaturge allemand Georg Büchner, révolutionnaire convaincu, auteur de Woyzeck, mort à l'âge de 23 ans. Principalement inspirée de Shakespeare et des romantiques allemands, la pièce propose une intrigue très simple : un roi, qui n’arrive pas à se souvenir de son peuple, a un fils, Léonce, qui ne veut pas se marier. Celui-ci est promis à la princesse Léna de Pipi, qui, s’avère-t-il, n’a pas trop envie de se marier non plus. Donc ils s’enfuient, chacun de leur côté. Léonce, avec son ami Valério. Léna, avec sa gouvernante. Mais coïncidence, sans connaître leurs identités respectives, Leonce et Léna finissent dans la même auberge, où ils tombent amoureux. A la cour, le roi, faute de trouver Léonce et Léna, décide de marier à leur place deux « effigies » ; car mieux vaut un mariage de poupées que pas de mariage du tout. Et on célèbre un mariage en grande pompe. Le peuple aura même le droit de sentir l'odeur du poulet grillé. On marie les effigies et... Coup de théâtre ! Léonce devient roi, Valério premier ministre. Tous deux décrètent que dorénavant, dans le royaume, plus personne n’aura le droit de travailler - « on demandera à Dieu des macaronis ». Léna se tait et s’appuie tranquillement sur l’épaule de son nouveau mari, épousant déjà son nouveau rôle de femme au foyer.

 

 

 

PROCESSSUS DE TRAVAIL

Ce projet est charnière dans le parcours du collectif et de ses membres. Nous souhaitions approfondir la question de la crise d'adolescence, qui sous-tend cette blague amère. Nous nous demandons aussi: à quoi peut ressembler cette crise, dans un pays sans espoir de révolution ? Dans cette pièce, une porte s’ouvre sur le rêve et de grandes questions, vitales, se dégagent, qui sont aussi celles d’un adolescent : “pourquoi suis-je né?” “est-ce que je suis libre?” “quand vais-je tomber amoureux?”. Mais les réponses ne cessent de filer entre les doigts et cette porte se referme. Tous ces questionnements s’achèvent sans contestation réelle, sans changement fondamental. 

Dans l’objectif de produire une mise en scène ludique de Léonce et Léna, le Kraft Collectif a entamé un laboratoire de création. Nous souhaitons montrer de jeunes acteurs aux prises avec la langue poétique de Büchner, dans toute sa fantaisie, sa musicalité, son exigence aussi. Nos trois pistes principales sont le travail vocal, l’improvisation en musique et l’interaction entre acteur et marionnette.

Les improvisations en musique nous permettent de préciser les rythmes et les espaces sonores de Léonce et Léna, tout en libérant les corps des acteurs. Ainsi, nous souhaitons collaborer avec un musicien pour produire une bande-son servant à accompagner le spectacle, en mêlant sonorités jazzy et rock psychédélique.

Les personnages de la cour du roi Peter seront figurés par des marionnettes {souples, en tissus, avec des visages en papier mâché à mâchoires articulées. Ce choix a été fait pour figurer de façon comique et grotesque, presque cartoon, l’univers de la cour.

Le travail vocal est la base de la construction des personnages mais également des marionnettes, et il permet un réel échange entre les acteurs de l’Ecole du Jeu, intensivement formés au travail de la voix, et la marionnettiste du projet. Il se fonde principalement sur l’imitation de voix, de respirations, de phrasés déjà existants (chez des personnalités connues notamment), pour assouplir le rapport à la langue poétique de Büchner et construire l’espace sonore de Léonce et Léna.

 

 

 

 

QUELQUES INSPIRATIONS

 

 

 

 

What are the funds for?

La collecte 

Jeune collectif, nous avons besoin de vous pour que ce projet voie le jour. La construction des marionnettes ainsi que l'élaboration d'une scénographie qui serait un véritable dispositif de jeu pour les acteurs constituent le coeur du budget. Sans vous, nous ne pourrons pas faire le spectacle dont nous rêvons.

 

Le financement nous servira à :

- construire les marionnettes définitives du spectacle (300€)

- concevoir notre scénographie (350€)

- confectionner les costumes (200€)

- participer au défraiement de la résidence de création à Dordives (500€)

- participer aux premiers frais de  gestion et de communication du Collectif (150€)

 

 

About the project owner

Mathilde Morel, 24 ans. Après une khâgne au lycée Fénelon, elle intègre l’Ecole Normale Supérieure en 2015, où elle suit les enseignements en études théâtrales. Dans ce cadre, elle effectue un échange à l’Université de Cambridge, où elle s’initie entre autres au travail de la lumière. Parallèlement, elle entre à l’Ecole du Jeu pour compléter sa formation de comédienne. Enfin, elle s’intéresse de près au travail de mise en scène, pour des projets personnels ou en assistant divers metteurs en scène, comme Simon Stone en 2017 (Les Trois Sœurs, Théâtre de l’Odéon) ou Bertrand Schiro dans le cadre de la compagnie Platosphère en 2016 et 2018 (Manque et Kohtakt, Nanterre-Amandiers).

 

Morgan Guillot-Noël, 23 ans. Elle suit une double formation en théâtre et en danse au conservatoire du XIVème arrondissement. Après une classe préparatoire au Lycée Fénelon en option théâtre, elle obtient une licence puis un master en études théâtrales à Paris III – Sorbonne Nouvelle et Paris X Nanterre. Parallèlement, elle poursuit un travail de mise en scène au sein de sa compagnie l’Oeil Unique et a ainsi présenté en 2018 un spectacle intitulé Que savons-nous de la lune ? (Théâtre 14, Théâtre Kantor).  Mais c’est aussi dans le cadre d’un stage en production auprès du Grand Cerf Bleu et d’assistanat à la mise en scène auprès de la compagnie Platosphère qu’elle poursuit sa formation (L’Endroit où c’est possible et Kontakt, Nanterre-Amandiers).


Corentin Jan, 24 ans. Après une khâgne au lycée Fénelon, il intègre l’Ecole Normale Supérieure en 2015, où il étudie la dramaturgie et la littérature germanique. Agrégé d’allemand, il obtient une licence et un master à l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle et à la Freie Universität de Berlin en axant ses recherches sur l’esthétique et la socio-économie du théâtre allemand contemporain. Parallèlement, il effectue un travail de dramaturgie, d’assistanat à la mise en scène
et de traduction auprès de Séverine Chavrier (Egmont, Théâtre de la Ville), Aurélia Ivan (Aujourd’hui, Théâtre de l’Echangeur) et de la compagnie Platosphère qu’il dirige depuis 2017.

 

Pierre Gadou, 27 ans. Apres avoir pratiqué dans une compagnie du Sud Ouest de la France de 8 à 18 ans (le Théâtre du Rivage), Pierre Gadou se tournera un temps vers d'autres horizons, notamment le droit à Bayonne et l'histoire de l'art à Paris. Il décide après différents courts métrages et clips qui lui redonnent le goût du jeu, de se consacrer pleinement à cet art en intégrant l'Ecole du Jeu en 2016, dont il intégrera la troisième année à partir de la rentrée.

 

Emilie Moreau, 23 ans. Au cours de ses études en classes préparatoires littéraire spécialité théâtre (Lycée Guisthau, Nantes), elle décide de faire de sa passion un métier. Fraîchement diplomée d'une licence en Etudes théâtrales, elle mène de front une formation en art dramatique au conservatoire du XVème à Paris ainsi qu'une formation de marionnettiste au conservatoire Henri Dutilleux (Clamart). Elle aura l'occasion de travailler auprès de marionnettistes tels que François Lazaro, Luc Laporte, Nicolas Goussef. Elle participe également à de nombreux projets et s'essaie à la mise en scène avec le spectacle Lolita.


Lucas Nicolella, 23 ans. Après une hypokhâgne au lycée Claude Monet, en option théâtre, il continue sa formation d’Humanités - Arts du Spectacle à Nanterre. Là, il découvre un atelier de théâtre corporel, dirigé par Claire Astruc de Soif Compagnie. L’année suivante, il participe à des cours de chœurs au Laboratorio 41 à Bologne. En 2017, il entre à l'Ecole du Jeu.

 

Nicolas Payet, 22 ans. Après avoir étudié la psychologie à l’université, il part pour l'Amérique Latine vivre et travailler avec des communautés indigènes et des anthropologues. A son retour il s'intéresse aux arts de la rue et décide d’intégrer une école de théâtre pour commencer à s’y former : l’Ecole du Jeu. En 2018 il joue dans Dystopia, écrit et mis en scène par Candice Gattichi, Dystopia ainsi que dans Le Suicidé de Nicolai Erdman dans une mise en scène de Clarisse Leudière. Il joue également un Mousquetaire dans les rues de Paris pour animer des chasses au trésors géantes.

 

Salomé Lavenir, 22 ans. Elle développe le goût de jouer pendant ses années vécues en Belgique. A 15 ans, elle suit un atelier jeunesse aux cours Florent à Paris. Etudiante ensuite en classe préparatoire littéraire, elle joue sous la direction de Bertrand Chauvet dans le cadre de l'option théâtre du Lycée Lakanal. Elle intègre le Cursus Long de l'Ecole du Jeu en 2017 et le poursuit jusqu'en 2019 en parallèle de ses études de lettres. En 2018 elle participe à la mise en scène du Procès Ivre de Bernard-Marie Koltès en tant que comédienne et violoncelliste avec son collectif, Phloïos (Prix de la scénographie Festival Ecarts, Théâtre de la Cité Internationale).  Au cinéma, elle joue en 2018 dans le court- métrage de Laura Tuillier, Le Vent Tourne (sélection Festival Côté Court), produit par bathysphère.

 

Louise Bouchez, 23 ans. C’est au festival d’Aurillac que Louise décide de devenir comédienne à l’âge de 17 ans. De 2014 à 2016, Louise se forme en études théâtrales et arts du spectacle à l'université de la Sorbonne Nouvelle ainsi qu'à l'université du Québec à Montréal. De retour en France, elle intègre le cycle long de la formation professionnel de l’École du Jeu de Delphine Eliet en septembre 2017. Elle participe à plusieurs projets en tant que comédienne, assistante à la mise en scène. Louise met en scène sa création Je te BITUME, un projet théâtral et performatif où se mêlent matière corporelle, textuelle et plastique. Depuis 2018 elle joue avec la compagnie de l’Eau qui dort 1001 nuits ou l’homme qui aimait les coquelicots (Guichet Montparnasse) où elle tient le rôle de Shéherazade. En juillet 2019, elle joue dans un spectacle historique La Fayette et ses dames (Chateau de Chavignac) où elle tient le rôle principal féminin. Elle est actuellement en troisième année à l’école du Jeu et continue à travailler avec de jeunes compagnies pour explorer de nouvelles formes théâtrales.