BackBackMenuCloseClosePlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

DO

Clowns vs SDF : un méchant court métrage bourré de matières grasses...

This project participate to the program Dailymotion

About the project

Dominique –Do, si tu préfères–, je sais pas comment il fait, mais son fast foud, là, il désemplit pas. Remarque, avec la crise et tout ça, hein, c’est vrai que c’est pas cher, les beurgers. Pis bon, paraît qu’ils mettent des tas de supers trucs dedans, aujourd’hui, alors… Des trucs bios et tout... Même que Do, tu vois, il aurait sa propre recette, rien qu'à lui.

Réalisé par Marc Lahore et produit par l'association Broken, DO est un film sombre : une comédie satirique toute de colère, de haine et de matières grasses, noire comme la nuit et rouge comme le sang. Un court-métrage pourtant drôle, pour peu que l’on ait le courage d’en rire, et qui, s’il est de fait affreux, sale et méchant, en a oublié d’être bête.

ATTENTION - Script et synopsis ne seront pas davantage dévoilésonline, un certain nombre de surprises narratives s'y trouvant développées. Cela étant, nous pouvons d'ores-et-déjà faire parvenir les documents susdits aux contributeurs intéressés...

Note d’intention du réalisateur

Les origines

Voici des années que je travaille aux côtés de publics SDF, m’étant tour à tour essayé à l’accueil de jour et la distribution avant de trouver chaussure à mon pied via l’intégration d’une équipe de maraudes d’accompagnement. DO, film de la « crise » –crise économique généralisée qui paraît aux yeux des médias nettement plus spectaculaire que celles, hélas parfaitement banales, des logements inexistants ou des actions sociales mutilées–, m’est de ce fait très tôt apparu comme un exercice d’écriture véritablement cathartique, une chance de traiter mon expérience de la rue au travers d’un film court, nerveux et, je l’espère, pour le moins iconoclaste, ne cédant nullement aux sirènes d’une esthétique pourtant courante de la pitié, aussi systématiquement irréaliste que malvenue.

Cela étant, exposer les problématiques de la rue en une dizaine de minutes s'avère pour le moins complexe; aussi ai-je très tôt opté pour la parabole et le jeu sur les archétypes, voire davantage encore les stéréotypes, inhérents à ladite forme, la rue devenant univers du film plus que son unique sujet. Autre évidence, le personnage principal ne serait ni SDF (trop attendu), ni activiste (trop facile) ; il prendrait au contraire parti pour la crise, dont il se servirait à ses propres fins, et assumerait avec aplomb son appartenance au royaume des requins ; or, qu’est-ce que la crise, sinon le produit d’un capitalisme outrancier porté aux nues à l’échelle mondiale, le crash du grand méchant capital sur les masses démunies ? Ne restait plus qu’à donner un visage à ce capitalisme inhumain : celui de Ronald McDonald paraissait tout indiqué.

Le concept

Mon court-métrage oppose donc l’incarnation bicolore de la malbouffe universelle aux naufragés de la rue –un tel pitch ouvertement burlesque présentant, outre l’évidente clarté de son propos, l’immense avantage d’éviter les dangereux écueils du pathos outrancier, de la pédagogie de bazar et du propos moralisateur.

DO décrit ainsi par le menu la façon dont le clown capitaliste détruit les plus démunis des hommes : les puissants « bouffent » littéralement les faibles. Plus Girardien et subversif encore, ils mènent les faibles à s’entredévorer –et tirent profit de la chose.

La forme

Fable cynique, caricature évidente (mais malheureusement juste, d’où certaines touches naturalistes de la narration), DO emprunte autant son ton et son esthétique à la comédie qu’au film d’horreur. Dynamique et coloré, ce joyeux court-métrage multiplie les jets de sang rouge vif sur costumes jaune pétard au beau milieu de la nuit. Assumant sans complexes sa filiation cinématographique et ses discrets emprunts à divers genres (horreur [donc], burlesque, noir, caper movies…), DO ne s’embarrasse nullement de constructions théoriques complexes. Sa structure narrative, parfaitement linéaire, coule de source, de même que son jeu sur les stéréotypes et son discours (notamment esthétique) s’avèrent des plus limpides, évitant toute larme ou tout lyrisme inopportuns ; l’image parle d'elle-même : les gentils clowns McDo s’acharnent sur des SDF de tous âges, sexes et couleurs.

DO ou le mauvais goût engagé

Le chef desdits clowns, Do, gérant psychopathe du fast-food homonyme (« Chez Do »), n’est ainsi autre qu’une allégorie explicite, toute en chair et en lames, du capitalisme assassin, DO s’essayant à dépasser sa simple dimension, pourtant salutaire, de farce potache au goût douteux, pour se rêver parabole, certes modeste mais néanmoins subversive et engagée, tout à la fois actuelle (McDo n’a jamais eu de chiffre d’affaires aussi florissant qu’en ces jours de crise) et parfaitement généralisable –les Davids de tous temps n’ayant hélas jamais abattu de Goliaths qu’en fiction.

Pierre Benoist, vous connaissez sa gueule. C’est le flic fétiche de Fred Cavayé, qui monte en grade d’un film à l’autre (Pour elle, puis À bout portant…). Un comédien aussi accessible qu’il est impressionnant, qui vous balance du Molière sur les planches aussi bien que des coups de latte devant la caméra –pour Broken, notamment, Pierre ayant interprété le gros Konrad pour notre asso de branques…

Aujourd’hui, Pierre est Do ; mec doux, gars sympa, militant au grand cœur aux yeux de tous… Salopard fini, froid psychopathe et clown taré la nuit venue.

What are the funds for?

L’asso Broken, association à but non-lucratif (Loi 1901), produit le film.

Les sommes récoltées via Ulule seront réparties entre:

  • Les frais techniques de production (caméra, son, lumière, machinerie) & de post-production (montage, conformation, étalonnage, mixage et musique)
  • la décoration & les accessoires, ainsi que la création des costumes, des SFX et des maquillages
  • les frais de transports et de régie (d’autant plus importants que l’essentiel du tournage aura lieu de nuit)
  • les frais d’assurance, on ne sait jamais…

Notons que l’ensemble des techniciens de l’équipe technique, made in Broken, participent au projet à titre bénévole, seuls leur important l’amour de leur prochain, les blagues douteuses et la caféine.

About the project owner

L'ASSOCIATION BROKEN

Présentation générale

L’association Broken, collectif de vidéastes créé à Paris en 2004, réunit une vingtaine d’artistes et techniciens aux compétences diverses.

Broken a pour vocation majeure la production et la réalisation de courts métrages, sketches, clips, vidéos expérimentales et documentaires. L’association, adhérente historique et majeure de Collectif Prod, participe activement au développement de la vie audiovisuelle francilienne.

Suite à un renouvellement important de ses membres, début 2011, l’association se donne comme principal objectif la professionnalisation à moyen terme de l’ensemble de ses activités, en parallèle à la mise en route et la réalisation de projets plus avant-gardistes et ambitieux.

Ligne éditoriale

Basés sur un humour à la fois populaire et dérangeant, les premiers sketches et courts métrages de Broken témoignaient déjà d’un regard acide et incisif sur la société française. Riches de membres aux parcours et envies diverses, l’association s’est par la suite essayée à plusieurs styles (films de genre, films d’auteurs, films expérimentaux, etc), gagnant tout à la fois en richesse thématique et artistique –et totalisant près de 7 millions de visionnages internet.

Pour garder une (certaine) clarté éditoriale et donner réponse aux envies de chacun, Broken s’est récemment ré-imaginé au travers de trois grandes catégories:

  • Broken’Roll : une suite de sketches, parodies et délires visuels dans la grande tradition du burlesque anglais des Monty Python ou des univers cultes des Inconnus et des Nuls.
  • Le Labo : lieu d’expérimentations artistiques et techniques en tous genres (films expérimentaux, art vidéo, motion design, happenings...) sur tous types de formats (film pellicule, vidéo analogique et/ou numérique, photographie). Le Labo clame notamment ses droit et intérêt à créer des projets « autres », non soumis aux schémas classiques de la narration filmique ; l’un des tout premiers projets du Labo a été la création del’OuViPo.
  • Le reste de la production (courts, clips, documentaires, etc).

> Pour en savoir plus ou nous contacter, rejoignez-nous sur notreFacebookou via Dailymotion

> DO possède aussi sa propre pageFacebook

L'AUTEUR/RÉALISATEUR, MARC LAHORE

Le casting est en cours, ainsi que le recrutement de notre équipe technique.

Des nouvelles fraîches sont donc attendues sous peu... À très vite, et bons burgers à tous.

*