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Courir 57Heures dans Marseille

Vers de meilleurs lendemains

About the project

J’ai passé les 57 jours du confinement à sauver mon entreprise, comme tant d’autres. Je ne suis pas encore sûr d'y être arrivé. J’ai écrit au Système, monté un grand nombre de dossiers de prêts. Et pour l'instant, je me sens au bord du chemin. 

Comme je ne perd pas espoir, j’ai décidé avec mes moyens, de rendre visible les dirigeants de startup qui, comme moi, n’ont pas trouvé la bonne case à cocher pour obtenir un prêt Covid, en mêlant ma passion pour l’ultra marathon et l’entrepreneuriat.

Créer une entreprise c’est comme un ultra marathon, tout prévoir est impossible. L’essentiel est de toujours avancer, franchir la ligne d’arrivée.

J’IRAI DONC COURIR 57HEURES DANS MARSEILLE POUR NE PAS RESTER AU BORD DU CHEMIN, ETRE VU. 

- 57Heures, c'est l'histoire d'un gars dont la vie change en 57 jours, qui décide de courir 57Heures sans s'arrêter pour témoigner. 

- 57Heures, c'est un reportage photo et vidéo dans Marseille ville de contrastes, des textes, des témoignages d'entrepreneurs pour l'histoire.

J’ai joué ton jeu. J’ai fait des études. Du sport pour être sain de corps et d’esprit. J’ai fait des enfants. Et j’ai tissé des relations. Je sais que tu aimes la transmission, les réseaux et la communication. Je me suis endetté. J’ai consommé. J’ai dépensé aussi. J’étais persuadé que tu aimais ceux qui s’engagent. J’ai pris des risques. J’ai créé une entreprise dans le secteur de l’innovation. Deux ans et demi plus tard j’ai signé mon premier contrat. Prêt à vivre du fruit de ma propre création comme tu l’encourages. Ma société n’était pas endettée. J’allais faire l’acquisition de nouveaux bureaux. Je cherchais de nouveaux collaborateurs : créer de l'emploi pour lancer de nouveaux projets. Nous venions de signer des partenariats internationaux. Tu adores ceux qui réfléchissent à grande échelle. J’allais faire partie de ceux-là. Les grandes ambitions ne se réalisent pas seul. J’échangeais avec des investisseurs. C’est toi qui me l’as enseigné. Notre système est fiable, aies confiance me disais-tu. Les bonnes idées trouvent toujours un chemin à se frayer dans la grande nébuleuse économique. Mon ultra-marathon entrepreneurial se poursuivait.

Je relis mon business plan le 17 mars 2020. Je n’y trouve aucune trace de cette crise sanitaire. Je n’ai pas anticipé l’apparition de ce virus mondial dans mon plan d’affaires. J’ai commis une erreur d’inattention. Je m’en veux terriblement. Je suis peut-être responsable de ma situation. Je ne perds pas espoir. Tu es le Système, mon allié. Tu ne vas pas me laisser tomber alors que je suis l’un de tes plus fidèles soldats. J’avais raison: quelques jours plus tard, tu me dévoiles un plan de sauvegarde constitué de nombreux outils permettant de m’en sortir. Je me lance dans la constitution des dossiers nécessaires à la bonne instruction de ma situation. Je suis confiant. Personne ne restera au bord du chemin, pas même moi.

Je fais partie du système. Je fais partie de toi. Je connais les bonnes personnes. Elles vont pouvoir m’aider à obtenir une petite part des 300 milliards d’euros que tu mets à la disposition de notre économie. Je me mobilise. J’assiste à des conférences données par des représentants de la BPI qui affirment que 100 milliards seront nécessaires pour tous nous sauver. Je suis confiant. J’organise mon temps de travail à la maison. Je travaille dur. Je fais tout ce que je dois faire. Je monte un premier dossier de Prêt Garanti par l’Etat. Puis un second, de Soutien à l’Innovation sur les conseils de mon banquier. Il m’a assuré deux mois de trésorerie. Heureusement et merci. Mes dossiers sont refusés. Rien de grave. Je suis dans le système. Il existe un outil qui va me permettre de survivre, c’est sûr. La Région Sud exécute un plan très offensif en direction des entreprises. Pas moins de 9 mesures sont à destination du système économique local. Je fonce. Je monte les dossiers. Je suis confiant. Tous me reviennent refusés. Je n’ai qu’une seule réponse positive. C’est un prêt d’honneur pour un montant de 10 000 euros. J’apprends que la somme sera débloquée avec l’obtention d’un prêt COVID. Qui m’a était refusé. Je continue à me battre et à espérer. 

57 JOURS PLUS TARD. 

- J’ai continué de jouer le jeu, ton jeu, Toutes les portes se referment. J’ai peur. Il y avait 300 milliards. Je demandais 40 000 euros.

57 JOURS PLUS TARD.

- Je suis là sur mon canapé. Désemparé. Je pleure. Je t’ai donné beaucoup. Jusqu’au bout. J’espérais que tu me rendes un peu.

57 JOURS PLUS TARD.

- J’ai fait tout ce que je pouvais pour assurer la survie de mon entreprise,

- J’ai coché des centaines de cases sans trouver celle qui me correspondait,

- J’ai fait équipe avec ma femme, et mes deux enfants,

- J’ai parcouru 2000 kms en courant autour de chez moi pour reprendre de l’air,

- J’ai respecté les règles de distanciations sociales et les délais pour mes dossiers,

- J’ai fait des apéros avec mes amis à distance,

- J’ai appris à ma fille le corbeau et le renard,

- J’ai appris à lire à mon fils,

- Je suis toujours vivant.

Moi, Anthony MARTINEZ, né le 19 mars 1978, dirigeant de start'up comme tant d’autres, j’ai peur depuis le 17 mars 2020 de disparaitre définitivement.

Et l'histoire de 57Heures a démarré ...

Le reste, la préparation, les impressions, les réflexions, je vous les raconterai dans les "news"

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