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Unite against the female genital mutilation !

Bafing KUL and Appolo Band: special show in Mali to defend Women Rights

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  • L'excision, une tradition égyptienne qui perdure

  • Bafing Kul: une étoile pleine de promesses

    http://www.ouattaradonzo.com/asp/culture/3572.html

    Né à Bamako, Bafing Kul, auteur, compositeur et interprète, a choisi de se consacrer pleinement à la musique militante, dérogeant ainsi aux règles des traditions établies. Très tôt sensible à la souffrance de filles employées dans les familles, il écrit « 52 Bamako » pour dénoncer l’esclavage domestique.

     Il s’engage ensuite activement dans la lutte contre l’excision, pratique qui touche encore 80% de femmes au Mali, et des milliers dans le monde.

    En 2002, il s’installe en France, où il collabore avec la Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (CAMS). Avec le soutien de cette association, il enregistre son premier album, « Africa Paris ».

    Son Premier album « Yelen-la Lumière–the Light >> a été enregistré entre Bamako, Paris et Abidjan. On y trouve onze titres qui abordent des thèmes très actuels, pouvant toucher le monde entier. Bafing Kul y plaide en effet pour la justice, le respect des droits de l’homme, l’égalité, la paix et l’amour, l’autosuffisance alimentaire, la santé et l’éducation pour tous les peuples. L’album a été réalisé et mixé par Micael Sène, reconnu notamment pour avoir travaillé avec les Wailers de Bob Marley, Alpha Blondy, le père du reggae africain, ou encore les Neg’Marrons et Tonton David.

    Dans cet album, Bafing Kul consacre un titre en français à l’excision, « Eh ! Eh ! Eh ! Eh ! », qu’il reprend ensuite en anglais, sous le titre « Little Girls from Africa ». Il dénonce ensuite la corruption dans la chanson « Yelema » (le changement), l’esclavage des enfants (« B52 »), les enfants soldats, les mariages forcés, ou les guerres (« Iyooh »). D’autres chansons sont plus optimistes, ainsi « 4 Love », qui est un appel à l’amour et à l’entente entre les peuples du monde entier, ou encore « Kouma », sorte de louange à la parole, pour qu’on la donne enfin aux jeunes et aux femmes. Le dernier titre, quant à lui, est un hommage à Balla Moussa Keïta, acteur, comédien et animateur de radio, qui toute sa vie a participé activement au rayonnement de la culture malienne (il a notamment joué dans le film « Finye », de Souleymane Cissé).

    Bafing Kul a puisé son inspiration musicale dans les rythmes traditionnels de son pays, aussi variés qu’ils soient, et il a ensuite marié ces rythmes à la musique reggae. Son souhait est de partager la richesse culturelle de l’Afrique avec le monde entier. Il appelle sa musique « Appolo Reggae » et se définit comme « un artiste militant pour l’Humanité, avec la musique comme seule arme contre l’ignorance et le fondamentalisme ».

    Site web de l’Artite :www.bafingkul.com

    Lorena Galliot

    Interview de Bafing Kul sur sa lutte contre l’excission

    Continuons à supporter le projet de concert au mali contre l’excision, en demandant à Bafing Kul de nous parler de son engagement pour le droit des femmes. Retour sur le rôle d’un artiste dans la société, sur les origines d’une prise de conscience et sur un Code la Famille qui aurait pu défendre les femmes maliennes… si il avait été promulgué.

    MilitantVibes : Peux tu nous parler de ta chanson « exciser c’est pas bon », écrite en partie en Bambara ?

    Bafing Kul : Je peux te parler d’”Exciser c’est pas bon”, qui a une partie en français et une autre en bambara. Elle me tient à coeur, l’excision est une véritable injustice contre toutes les femmes et envers l’humanité. Je dis dans cette chanson qu’il y a une coutume pour les femmes qui n’est pas bénéfique. J’explique que contrairement à ce que dis la coutume, la femme n’a pas besoin de passer par là pour être brâve ou digne, et que ni la religion ni la tradition ne demandaient cette pratique. Et même si elles le demandaient il ne faut pas pour autant suivre un tel comportement. Après tout la religion et la tradition sont faites pour servir l’humanité, si on sait qu’un point ne nous sert pas, il faut l’abandonner. Exciser c’est pas bon, exciser c’est mutiler, arrêtez de mutiler.

    MV : D’où t’es venue cette conviction ?

    BF : C’est une histoire personnelle, quand j’étais adolescent, j’avais une voisine, elle n’était pas excisée. C’était très rare au Mali. A l’école et au collège, on entendait des ragots sur elle, disant que n’étant pas exciser, elle était impure, et ceci et cela…
    Et pourtant, humainement, cette fille là c’était vraiment quelqu’un de bien, elle parlait avec tous le monde, elle était aimable et adorable. Je n’ai jamais compris pourquoi on s’en moquait. Plus tard, vers dix sept, dix huit ans, j’ai pris conscience que défendre l’excision par la religion ou la tradition, c’est une connerie. Elle vient de notre tradition, c’est vrai. Mais aujourd’hui on sait que c’est néfaste à la santé de la femme.

    Ce n’est pas qu’un problème sexuel. J’ai un exemple : exciser correspond chez l’homme à lui sectionner son sexe, au beau milieu. Certains pensent qu’exciser correspond à la circoncision, je leur répond que non. Et chez nous en Afrique, beaucoup de femmes meurent à l’accouchement, suites aux blessures de l’excision males cicatrisées.
    J’ai voulu dénoncé tout ça et au début ça a été très dur. Vous savez, je pense que c’est tout de même notre role d’artiste. Je ne suis pas griot. On est là pour relater la réalité de notre société, pour provoquer la prise de conscience.

    MV : As tu rencontré des problèmes avec les griots ?

    BF : Non je n’ai pas rencontré de problème avec les griots. Quand je dis que « je ne suis pas griot », c’est parce qu’ils ont un rôle essentiel dans la société malienne, mais qui n’est pas le mien. Par exemple, je vois mal un griot au Mali dire qu’il faut arrêter d’exciser, vue qu’il est au service de la société et qu’au Mali celle ci est en grande majorité favorable à l’excision. Les artistes eux peuvent le faire, car ils ne dépendent pas de la société. Sinon grand respect aux griots, si la mémoire de l’afrique existe aujourd’hui, c’est grâce aux griots.

    MV : Tu as participé à Africa Women’s Right ?

    BF : J’ai supporté ce mouvement car il y a deux ans au Mali, le code de la famille a été voté par l’assemblée nationale et le président de la république a refusé de promulguer ce texte. Pourquoi ? Parce que les islamistes sont descendus dans la rue. Il faut arrêter ça, parce que pour moi le Mali est un pays Laïc. L’islam n’est pas la tradition, il ne faut pas avoir honte de le dire. Moi je suis croyant personnellement, je suis musulman et ça ne m’empêche pas de dire que l’islam n’est pas la tradition malienne. Donc de quel droit ces islamistes descendent dans la rue pour dire qu’il ne faut pas donner de droits aux femmes ? Il faut respecter sa mère. Mais quand il s’agit de donner des droits à vos mères, ou à nos mères ou à vos soeurs, certains groupes marchent dans la rue, vous trouvez ça normal ? Il y a un problème. Soyons réalistes, les femmes ont des droits comme les hommes. Le président au Mali n’a pas encore promulgué cette loi alors qu’il a nommé une femme comme premier ministre. J’espère que ça n’est pas de la poudre aux yeux.

  • Interview of Bafing Kul about fight against female genital mutilation

    Interview of Bafing Kul about fight against female genital mutilation:

    http://militantvibes.com/mv/interview-of-bafing-kul-about-fight-against-female-genital-mutilation

    Rencontre avec Bafing Kul

    We support concert in Mali to fight female genital mutilation, by asking Bafing Kul to talk about his commitment for promotion of women right. Role plays by artists in society, talk about origin of your trust on Code de la famille, which could defend malian women, If it was adopted by government.

    MilitantVibes: Can you talk about your song “ Excicer c est pas bon’’ which lyric is mainly in Bamabara?

    Bafing Kul: I can talk to you about “Excicer c est pas bon”’, which has some lyrics in French and Bambara. This song is from my heart, female genital mutilation is unfair against women and humanity. I mention that some costume is not benefic for women. In opposite view of costume, I say that woman doesn’t need to experience female cutting to prove her strength or her dignity. Female genital mutilation isn’t inquiry of religion or tradition. Even though tradition and religion demand to practice female genital mutilation, it is better to not follow such behavior. After all religion and tradition are there to serve humanity, if notice some parts of them deserve us, we must give up those parts. Female genital mutilation isn’t good, it’s mutilation, stop to mutilate.

    MVwhere your convictions come?

    BF: from personal story, when I was teenager, I had one neighbor, she didn’t experience female genital mutilation. That was rare in Mali. At school and college, we get use to hear gossip on her, saying that she didn’t experience female genital mutilation, then she was not unsin, so on and so on….

    In fact, that girl was a good person, she spoke with anyone willing to speak with her, she was friendly and lovely. I never understood why people were treating her badly. Later, around 17 or 18 year old, I start to understand, that justify female genital mutilation with religion or tradition arguments, that is stupidity. Female-cutting is or tradition, it is true. But today it is a fright for women health.

    It is not only a sexual problem. I have one example: female genital mutilation corresponds for man to cut his sex at a middle part. Some thought that female genital mutilation corresponds to circumcision, I say no. and in Africa several women lost their live while delivering a baby due to female genital mutilation.

    I want to point out all bad things on female genital mutilation, but at beginning it was really difficult. As you know, I think artist should play suck king role. I am not griot. We are here to talk about reality of our society, to provoke so that society will took good decision.

    MV: Have you met problems with griots?

    BF:No I haven’t met problem with griots. When I say I am not griot. It is because griots play an essential role in Malian society. For example, It will be difficult for griot to say stop female genital mutilation, because griot depend on public opinion, and in Malian public opinion is in favor of female genital mutilation. Artists can say to stop female genital mutilation, because they are not economically depend on public opinion. Otherwise I respect griots, thanks to them, the memory of Africa exist now.

    MV: You have participate in Africa women’ right

    BF: I support Africa women right, because 2 years back in Mali, le code de la famile was voted by parliament, but President of Mali refused to adopt it. Why? Because Islamists demonstrated against code de la famille. We must stop this, because Mali is secular country. Islam is not our tradition; there is no shame to say this. I personally believe, I am Muslim and that not prevent me to say Islam is not Malian tradition. So what is reason for Islamists to demonstrate on streets, to say we must not give right to women? One must respect his mother. But when it comes to right to your mothers, our mothers or your sisters or our sisters, some people demonstrated against it. Is that normal? There is problem. Women have their right as men have. President of Mali still not adopt le code de la famille, meanwhile he has appoint a woman as premier minister. I hope that not way to kidding us.

    Luttons contre l'excision

    Interview by Djezz
    Translation : Seriba Konaré