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Cléopâtre captive

La Compagnie Oghma ressuscite l'œuvre d' un poète de 20 ans qui nous interroge sur le vainqueur et son pouvoir qu’on voit devenir absolu.

About the project

Après l’énergie endiablée des gargouilles des Plaideurs et le féérique de Cendrillon and friends, l’épopée de la Compagnie se poursuit, nous voguons vers une nouvelle création folle: la première tragédie française!

Etienne Jodelle, jeune poète de vingt ans, membre de la Pléiade qui s'appelait encore la Brigade, présente cette pièce en 1553 devant le Roi Henri II et sa cour. Le succès est immédiat. Et pour cause: il vient d'inventer la tragédie en alexandrins!

Cette pièce montre la fin de Cléopâtre. Antoine, son amour, son amant, vient de rejoindre le monde des ombres et la laisse seule face au vainqueur romain: Octavien. Ce dernier veut ramener la plus grande reine d’Egypte captive à Rome pour brandir son triomphe, il souhaite l’emprisonner dans sa victoire. Elle:

L’ambition de la Compagnie est de recréer cette pièce, une œuvre qui nous interroge sur le vainqueur et son pouvoir qu’on voit insensiblement devenir absolu.

Une grande aventure théâtrale, musicale et cinématographique: une pièce maniériste de la Renaissance! Comme Jodelle, qui réinvente la tragédie grecque, nous devons réinventer notre travail, en nous interrogeant sur l'origine même de nos codes baroques, quand ils ne l'étaient pas encore. Une épopée donc, où nous sommes déjà accompagnés: de grandes institutions nous offrent leur confiance.   

Une aventure ne se mène pas seul: nous avons besoin de compagnons pour faire resplendir notre Reine car, vous le savez, l’ambition a un coût, et nous avons besoin de vous!

Votre aide tissera nos costumes que nous souhaitons magnifiques. Cette fois nous devons habiller neuf acteurs! L’action nous projette dans le palais de Cléopâtre et les déambulations gracieuses et contorsionnées des personnages sortis d'un tableau du Greco demandent des tissus dignes d’un tel lieu: taffetas de soie, mousseline de soie, organza de soie. Le tout serti de perles et cristaux. Ces costumes devront évoquer la subtile richesse de l’orient rêvé qui rencontre l’opulence des romains vainqueurs, dans un pur style à l'antique de l'époque d’Henri II (c'est-à-dire des jupettes et des robes ondoyantes). Deux mondes s'opposent: les dignes égyptiens en deuil, qui évoqueront la délicate grisaille à la mode sur les émaux des années 1540-60, contre les féroces romains bariolés de couleurs sanguines et menaçantes. 

Votre aide se déroulera aussi dans les images d'un film réalisé par Abel Llavall-Ubach. Comme notre projet est unique, nous ne voulons pas perdre une miette de ce long travail de deux ans, de ces heures de répétitions, de ces moments invisibles, une trace qui marque l’aspect historique de cette création ambitieuse. Abel nous suit depuis la première lecture de la pièce en octobre et nous accompagnera jusqu'au lever du premier rideau, suivant, enregistrant, préservant cette recherche exaltante. Pour mieux suivre l'évolution du spectacle, l'acte III de la pièce sera le personnage principal du film: celui de la confrontation entre Cléopâtre et son vainqueur Octavien. C'est la deuxième fois qu'Abel travaille avec nous et autour du théâtre baroque, après son émouvant film Charles. Nous souhaitons vous dévoiler plus de notre théâtre au travers de son talent.

Nous voilà donc dans l’univers damassé de la Renaissance, soies sous toutes ses formes, broderies, perles! Les mains de notre directeur artistique, Charles Di Meglio, mettront un point d’honneur à dessiner des costumes encore plus beaux qu’avant, de coudre encore plus, de broder à déraison, et de découdre pour la moindre imperfection invisible; les yeux d’Abel vivront pour vous montrer tout cela comme si vous y étiez. Et cela: c’est grâce à vous! Votre soutien nous offre la possibilité d’être à la hauteur de notre souhait, votre soutien nous est très précieux.

Le spectacle se répète déjà, dans nos repaires secrets, entre Paris et Périgord. Il le faut: car il sera créé dans le cadre de notre festival du théâtre baroque en Dordogne, l'Oghmac, le 23 juillet. Dans un cadre extraordinaire: le château de Losse, exemple unique d'architecture renaissante, inchangée depuis 1575! Voilà des décennies qu’aucune pièce n’y a été présentée. Mais ce n'est pas tout: notre création sera ensuite présentée en novembre 2018, à la Bibliothèque nationale de France et au Musée national de la Renaissance d’Ecouen, en regard d'une exposition qui y sera consacrée au théâtre de la Renaissance en France. Avant bien entendu de continuer à vivre entre châteaux et théâtres!

Comme vous le savez, ces costumes sont également des investissements pour le futur, qui permettront au spectacle de vivre après sa création et dans d'autres lieux. Et d'ailleurs nous réutilisons même un ou deux éléments que vous nous avez déjà permis de réaliser: si vous êtes vigilants, vous reconnaîtrez sur Proculée le pourpoint de la Barbe bleue! Ils viendront aussi augmenter notre stock de costumes, et resservir ensuite dans nos futures productions: vous pourrez donc continuer à les applaudir, et à vous applaudir de nous avoir permis de les réaliser! Sans oublier le film qui accompagnera toutes les étapes de diffusion du projet et sera un précieux appui pour nos actions culturelles et plonger nos spectateurs dans notre travail ciselé. 

Enfin ce spectacle est l’occasion pour la Compagnie de grandir, de mener un projet plus grand et de gagner en rayonnement. Nous n’oserions pas tout vous révéler mais ce spectacle incorporera aussi de la musique, la musique des mots s’accompagne de la musique des cordes, et surtout: nous sommes très fiers des acteurs réunis sur ce projet. Ils porteront, avec joie, ces costumes offerts pas votre générosité et vous pourrez admirer leur incessant travail par le film!

Julia de Gasquet (Cléopâtre), Ulysse Robin (Octavien César), Manuel Weber (l'Ombre d'Antoine | Séleuque), Florence Beillacou (Eras), Christine Narovitch (Charmium), Romaric Olarte (Agrippe).

Notre indispensable chœur des Femmes alexandrines rythmera l'action de leurs deux voix musicales: une parlée: Elsa Dupuy, l'autre instrumentale: Marie-Françoise Bloch, au lirone, qui recrée une partition sur les schémas d'accompagnement poëtique du seizième siècle.

Sans oublier l'indispensable équipe qui œuvre dans l'ombre pour nous mettre en valeur et nous porter plus avant: Olivier Halévy (conseiller à la dramaturgie), Lauren Allen (stage manager), Ivan Kamenarovic (assistant à la mise en scène) et Charles, notre metteur en scène et costumier qui jouera également le rôle de Proculée.

(les photos des répétitions sont naturellement d'Abel, qui nous suit déjà activement!)

What are the funds for?

A deux choses:

le film pour immortaliser notre travail pharaonique: 3000€

  • le tournage, avec pour certaines séances de reportage, plusieurs cadreurs: 2000€
  • la location de perches, micros, pour avoir un son optimal: 300€
  • une semaine de montage: 700€

les costumes somptueux de nos neuf artistes: 2700€

  • Le costume de Cléopâtre, blanc, éclatant, soyeux, royal: 310€
  • Le costume impérial d'Octavien-César, couvert de broderies: 275€
  • Les deux suivantes de Cléopâtre, assez jolis pour être admis en présence de la Reine: 410€
  • Les deux conseillers de César, avec leurs armes et casques: 510€
  • Les deux costumes de Manuel, qui sera et l'Ombre d'Antoine et Séleuque, conseiller de la Reine: 235€
  • Le chœur des femmes alexandrines: 320€
  • les kilomètres de passementerie, de fils d'or, de fils de soie, de sequins et de cristaux (Swarovski of course) qui viendront habiller nos costumes: 700€

La commission Ulule, de 8%: 440€

Ainsi, nous avons en réalité besoin de 6200€ pour pouvoir financer ce que les institutions qui nous portent ne peuvent pas prendre en charge!

Et enfin, un idéal est même de récolter davantage que ce budget, grâce à votre soutien, pour produire une jolie édition des DVDs du film, des photos du spectacle, mais aussi pour financer les bougies qui éclaireront le spectacle et les maquillages et enfin une communication redoutable pour remplir toutes les représentations que nous produisons nous-mêmes!

(nota: le don en chèque est également possible et cumulable à notre cagnotte Ulule. Pour cela, merci de nous contacter.)

N'oublions enfin pas que nous ne pourrons toucher vos contributions généreuses que si nous atteignons notre objectif. Nous comptons donc sur vous comme jamais! 

About the project owner

qui réunit une vingtaine de personnes, artistes: comédiens, musiciens, ébéniste, mais aussi un formidable soutien de notre équipe administrative et toujours de bonne humeur.  C'est une équipe fidèle, qui grandit ensemble et se complète, s'enrichit mutuellement: Ulysse, qui sera notre Empereur, et Charles, notre directeur artistique, sont montés plus de cent fois sur scène ensemble, tandis que Florence nous rejoint pour cette aventure, après avoir dirigé Charles il y a quelques années et joue régulièrement aux côtés d'Elsa!

Sans oublier notre public qui nous suit fidèlement depuis notre création, allant croissant et qui nous porte en avant: des visages que l'on revoit avec joie à la sortie des spectacles, de nouveaux que nous rencontrons — car la rencontre avec nos spectateurs nous est précieuse, et nous nous rendons toujours disponibles pour vous.

Etablis en Dordogne-Périgord, nous militons pour un théâtre populaire et de qualité, implanté en milieu rural, pour faire du théâtre là où il n'a d'habitude pas lieu et en favoriser l'accès aux populations des déserts culturels. La Compagnie a créé en 2015 son festival de théâtre, l'Oghmac, dont la quatrième édition cet été accueillera la création de Cléopâtre captive.

La Compagnie Oghma c'est une grande aventure enfin qui nous réunit tous autour d'un mot magique


Lancée en 2006, notre aventure se concentre sur ces codes et répertoires de la Renaissance et baroques — c'est-à-dire des seizième et dix-septième siècles.

Avec ses codes spécifiques et volontairement surprenants, ses costumes magiques, son éclairage à la bougie, ses maquillages particuliers, sa diction et sa gestuelle enfin si précises, précieuses, élégantes. Une gestuelle chorégraphiée, ciselée, qui vient porter la parole, et qui nous amène rapidement vers le monde de la danse, du ballet. D'ailleurs, nous ne faisons parfois presque pas la différence entre un musicien, un comédien, un danseur sur le plateau! Comme à l'époque de Molière, de Lully, de Shakespeare, les arts ne sont pas séparés, mais au contraire, s'enchâssent pour servir le spectacle et porter le public plus loin, dans un monde vivant et nouveau.

La Compagnie Oghma, c'est aussi de la recherche, de la recherche des sources les plus précises, pour les costumes, les partitions, les pratiques scéniques de l'époque, mais aussi des textes que parfois nous n'hésitons pas à traduire nous-mêmes pour s’approcher plus encore du rythme de la langue d'origine, sans oublier sa compréhension en scène pour le spectateur contemporain — car si nous faisons du théâtre baroque, c'est avant tout pour nos spectateurs d'aujourd'hui, et non pour des fantômes (d'Antoine) du seizième siècle, et nous ne tâchons pas du tout à créer des pièces de musée.

La Compagnie Oghma, c'est trois productions par an, un peu partout en France, un festival, et une équipe mêlant la jeunesse et l'expérience: c'est de l'audace, de la qualité et des bougies!

Enfin, la Compagnie Oghma, c'est grâce à vous, et pour vous, qu'elle propose depuis maintenant onze ans des spectacles sans cesse plus fous et ambitieux! Aidez-nous: vous vous rendrez service, somme toute, et vous ferez plaisir!

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