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BD "Stop aux idées fausses sur les pauvres"

Un album BD pour déconstruire les préjugés sur les pauvres et la pauvreté

  • Anne-Gaëlle Poirier : "L'histoire est celle d'un vrai parcours du combattant"

    Anne-Gaëlle Poirier est l’une des dessinatrices de la BD « Stop aux idées fausses sur les pauvres ». Elle répond à nos questions sur ce projet.

    Qu’est ce qui vous plaît dans ce projet ?
    J’aime beaucoup le côté participatif entre 10 illustrateurs et un auteur autour d’un même thème. En plus le projet met en avant une cause qui ne me laisse bien entendu pas indifférente. On se sent tellement impuissant face à ces situations de pauvreté, que, participer à ce type de projet permet de compenser un tout petit peu cette frustration.

    Quel est le thème de votre histoire ? 
    L’histoire est celle d’un vrai parcours du combattant! Celui d’une personne qui se «bat» au sens propre pour accéder à ses droits sociaux. Le parcours est illustré de manière totalement décalée et absurde, symbolisant les méandres et les obstacles de l’administration.

    Vous faites essentiellement de la BD humoristique, comment abordez-vous les sujets graves ?
    J’aime bien aborder les sujets graves de manière décalée et «gaguesque». Ce n’est pas forcément une démarche «artistique» volontaire, c’est ma manière naturelle d’aborder les situations à problèmes, donc, par conséquent, le crayon n’est que le prolongement de mon tempérament ;-). Un dessin avec  «gros nez rouge qui clignote» est, je pense, parfois très efficace pour parler justement de sujets graves. Un dessin on le regarde forcément alors qu’un article sérieux on n’est pas toujours certain qu’il soit lu.

    Vous dessinez également sur les thèmes de l’écologie et du féminisme. Est-ce important pour vous de communiquer sur vos engagements?
    Il faut dire que la société humaine et ses absurdités sont une mine d’inspiration !! Étant une femme, le féminisme me touche bien entendu; Le  dessin est quand même un super outil de communication. On a la chance en France de pouvoir s’exprimer (relativement) librement. Profitons-en!! (de toute manière je suis nulle en dissertation et hyper timide à l’oral, il ne reste donc plus que le dessin pour moi pour m’exprimer ! ;-))

    Propos recueillis par Chloé Moitié le 15 décembre 2016.

    La campagne de financement a atteint 85% ! Merci à tous ! Vous pouvez nous aider à atteindre notre objectif en transférant ce message à deux personnes... Une idée de bonne action pour les fêtes ! 

  • Claire Gosnon : « Je suis fière de pouvoir apporter un petit coup de pouce à notre échelle pour que les mentalités changent"

    Claire Gosnon est dessinatrice. Elle participe à la bande dessinée « Stop aux idées fausses sur les pauvres » et elle a accepté de répondre à nos questions sur son travail et ce projet.

    Pourriez-vous nous décrire un peu votre travail ? Quels sont vos thèmes de prédilection ?

    En général, mon dessin est assez dynamique avec des couleurs pêchues et toujours un trait d’humour. J’aime travailler sur des thèmes un peu engagés, qui toucheraient l’humanité à différentes échelles. J’ai d’ailleurs ouvert un blog sur les "goujesqueries" de certains hommes où je relate des faits de façons humoristiques. J’ai pu exposer certains dessins lors du féministival Wonder Women en mai à la Bellevilloise et en éditer un livre, "Goujats mode d’emploi" ! Je travaille également sur un livre illustré sur le harcèlement de rue. Le dessin étant un moyen d’expression, ça me permet de traduire ce que je ressens, de parler de vécu et d’en rajouter légèrement. Je ne déforme pas la réalité mais je la gonfle un peu, histoire de la rendre plus rigolote !

    Pourquoi avez vous rejoint ce projet ? Est-ce votre premier album à plusieurs mains ?

    C’est Greg Newman qui m’a contactée; j’ai été touchée et surprise par son email. La pauvreté est un thème qui concerne tout le monde, et je suis très fière de pouvoir apporter un petit coup de pouce à notre échelle pour que les mentalités changent et que les choses évoluent. Je trouve que l’idée d’une BD est bien vue car nous, auteurs, nous retranscrivons nos idées sur la pauvreté de manière distrayante, avec une pointe d’humour. Le message passe plus facilement, ce qui peut justement amener à ouvrir les esprits étriqués.

    Je trouve que c’est un projet intéressant car le fait qu’il y ait différents artistes qui travaillent dessus, aide à montrer que l’on se sert tous les coudes et que nous sommes dans le même bateau. Je peux dire que c’est mon premier album à plusieurs mains "engagé", mais je fais également partie d’un collectif BD où l’on édite un fanzine chaque année composé de multiples dessinateurs.


    Quel est le thème de votre histoire ?

    Le thème parle de l’État qui n’a plus les moyens de créer de l’emploi, en gros cela parle du chômage… que "si l’on veut travailler, on trouve" et qu' "il vaut mieux un petit travail que pas de travail du tout"…


    À qui offririez vous cet album ?

    Peut-être justement aux gens qui ont les idées arrêtées, ça leur permettra de comprendre un peu mieux les choses sans les déformer.

    Propos recueillis par Chloé Moitié le 6 décembre 2016.

    La campagne de financement a atteint 70% ! Merci à tous ! Vous pouvez nous aider à atteindre notre objectif en transférant ce message autour de vous. Merci encore !


  • Interview de Greg Newman, scénariste : "La bande dessinée possède ce pouvoir sorcier de nous faire réfléchir en nous faisant rêver"

    Greg Newman est l'auteur de 9 des 10 histoires de l'album "Stop aux idées fausses sur les pauvres".  Il nous parle de ce projet et du pouvoir de la bande dessinée pour lutter contre les préjugés.

    D’où vient l’idée de ce projet ?

    C’est une belle idée d’ATD Quart Monde. Ce sont des gens convaincus et convainquants !

    Quels sont les thèmes que vous avez choisis de développer dans cet album ?

    Lorsqu’il s’agit de personnes en précarité, les idées reçues – par exemple – sur la fraude sociale, l’incapacité à s’intégrer et à se situer dans une dynamique de recherche d’emploi sont, hélas, bien ancrées. Une dizaine de thèmes de ce genre est donc abordée dans l’album. Mais le plus important d’entre eux, sans doute, concerne le besoin de culture exprimé par les gens en souffrance sociale. On voit bien que lire ou aller au cinéma peut être, pour certains, aussi important que de s’abriter ou de manger. Le titre de l’album, « La bibliothèque, c’est ma maison » (d’après une riche histoire vraie), vient de là.

    Comment le thème de la pauvreté est-il généralement traité dans la bande dessinée ?

    Assez périphériquement la plupart du temps. Avec cet album sur lequel une dizaine de dessinateurs et dessinatrices travaillent en donnant le meilleur d’eux-mêmes ce sera du frontal !

    Pensez-vous qu’une bande dessinée a la pouvoir de combattre les préjugés ? 

    Oui ! Mille fois oui ! Tout comme le roman, le cinéma et l’art en général. Dans cet album, 10 graphistes de talent apportent leur sensibilité, leur style, leur vision proche du réel ou décalée. Du coup, des univers BD bien différents seront représentés : humour bien sûr mais aussi aventure, poésie, super-héros et fantastique sont au rendez-vous (on croisera même des héros légendaires comme Pinocchio et Popeye !), le tout mêlant histoires vraies et pures fictions. Certains graphismes parleront plus à tels ou tels lecteurs, d’autres toucheront le voisin d’à-côté. Mais tous, on peut l’espérer, feront entendre leur petite musique singulière et, qui sait, changeront peut-être le regard porté sur les personnes en lutte pour survivre. Cet album va amuser, surprendre, émouvoir. Car la bande dessinée possède ce pouvoir sorcier de nous faire réfléchir en nous faisant rêver

    Propos recueillis par Chloé Moitié le 1er décembre 2016.

    Nous vous remercions vivement de votre contribution à cette campagne de financement participatif ! Nous sommes en bonne voie pour atteindre notre objectif mais nous avons encore besoin de soutiens !

    N'hésitez pas à transférer cette information autour de vous ! Merci !

  • Interview de Tito : "Ce projet d'album réalisé à plusieurs mains est beau et utile"

    L'auteur de la série "Tendre banlieue" nous explique comment est née l'histoire de Clément, personnage fictif de cet album dessiné.

    Connaissiez-vous déjà ATD Quart Monde ?

    Oui, je les avais déjà rencontrés lorsque je préparais mon album « Les yeux de Leïla », en 1995. C’est l’histoire de Guillaume, un jeune qui est illettré et va se mettre à réapprendre par amour pour une jeune fille. J’avais beaucoup aimé leur travail envers les gens qui sont trop souvent laissés en marge de la société.

    Pourquoi vous êtes-vous engagé dans ce projet d’album ?

    Tout ce qui concerne l’humain me touche. La pauvreté fait partie des situations que j’ai déjà évoquées dans la série « Tendre Banlieue ». Quand ATD Quart Monde m’a contacté en juin, j’ai tout de suite pensé qu’il y avait matière à raconter une histoire sur ces préjugés qui visent les personnes confrontées à la pauvreté.

    Comment l’histoire de Clément, qui figurera dans ce nouvel album, est-celle née ?

    J’ai mis autant d’énergie dans la préparation de cette histoire que pour mes albums. J’ai revu des films de Ken Loach et des frères Dardenne… j’ai lu une documentation importante sur la précarité et la pauvreté. Puis j’ai laissé un peu reposer et le récit est venu naturellement. Comme souvent pour moi, il part d’un fait divers réel qui m’a révolté : l’histoire d’une femme qui a perdu son emploi en grande surface pour avoir volé des sandwichs pour ses filles a confirmé une de mes pistes.
    Quand une société ose permettre des situations comme celle-là, elle va vraiment mal.
    En juillet, j’ai fait des repérages dans la Meuse, car je voulais que mon récit se déroule à la campagne. Et puis c’est Clément, le personnage fictif de cette histoire, qui a ensuite pris le gouvernail et je l’ai suivi !
    Ce projet d’album réalisé à plusieurs mains est beau et utile. J’espère vraiment que les internautes participeront en nombre à son financement, et qu’ensuite il se retrouvera dans toutes les librairies et surtout que beaucoup de gens auront envie de le lire !

    Interview réalisée 24 novembre 2016 par Jean-Christophe Sarrot.