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Art de porter

Des kimonos écologiques artistiques

About the project

Mon projet consiste à réaliser des kimonos écologiques artistiques. Je fais imprimer avec de l'encre à l'eau certaines de mes oeuvres, sur du satin de coton bio. La couturière Ludivine Maillard monte les kimonos.

J'ai choisi le kimono pour sa valeur symbolique : originellement il reflète la situation sociale de la personne qui le porte. L'habit donne à voir son être intérieur, permet de porter son histoire. Il dissimule et révèle, protège et met à nu. Cette interface crée du lien social dans un monde où l'image prime. Ce seront des kimonos unisexes, en lien avec ce dont traite ma peinture : les questions du genre, du temps ; pour aller au-delà de l'apparence.

Je souhaite sortir la peinture des galeries par le vêtement, favoriser le relationnel par l'art, respecter l'environnement, valoriser l'humain en nous.

Inspirée d'oeuvres cinématographiques, je fais souvent des séries de peintures d'après des films : « Death Proof » de Quentin Tarantino, « Le Mépris » de Jean-Luc Godard, « Fenêtre sur cour » d'Alfred Hitchcock, « Ascenseur pour l'échafaud » de Louis Malle, et de dessins d'après « Factotum » de Bent Hamer, "Zorba le grec" de Michael Cacoyannis. Cela est visible sur mon site [www.mariedesert.com].

En portant sur soi le visage interrogateur de Florence alias Jeanne Moreau, déambulant dans les rues - « Ascenseur pour l'échafaud » - un nouvel espace temps se crée. Porter un vêtement réalisé avec un tissu respectueux de la peau, représentant une oeuvre d'art est une expérience particulière, pour soi et pour le « regardeur ».

https://youtu.be/g2FDGFparSM

 

 

What are the funds for?

Grace à votre participation, je pourrai réaliser 10 kimonos. Cela comprend :

- la photographie des peintures / dessins destinés à être imprimés

- la retouche des fichiers d'oeuvres avant impression, pour que le visuel soit bien placé sur le kimono

- l'impression à l'encre à l'eau sur du satin de coton bio

- le patronage et le montage des kimonos par la couturière Ludivine Maillard

About the project owner

L'artiste Marie Désert commence d'exposer ses créations peintes et dessinées en 2003, après une licence en communication visuelle, et une année comme assistante de directrice artistique, à Publicis Consultants. Elle a alors 25 ans, un fils de 7 ans et une fille d'un an.

Démarche artistique :

Marie Désert utilise l'énergie corporelle, l'intuition, et le lâcher prise, pour peindre, dessiner, filmer, performer et photographier. Elle peint avec des pigments purs, pour l'intensité de la couleur ; elle photographie et filme -avec un smartphone pour capter la spontanéité, et des instants précis ; elle dessine au stylo à bille pour l'aspect gravure, et car c'est un objet accessible ; elle réalise des kimonos -art de porter- en faisant imprimer son travail à l'encre à l'eau, sur tissu bio.

Le temps est au coeur de sa création : durée d'observation attentive nécessaire pour représenter directement sans esquisse ; vitesse qui permet de saisir sur le vif, occasionne le « one shot », et parfois l'accident heureux.

La question du genre est prégnante : par l'esthétique des corps, dans les émotions et les rapports humains dépeints. Elle tente d'aller au delà des apparences par l'image, en peignant l'indicible : un langage visuel émotionnel, des énergies retranscrites, un dialogue coeur à coeur que les mots ne peuvent exprimer.

Depuis 2015 elle crée des séries de peintures et de dessins, inspirés de films. Elle capture des scènes qui la touchent de manière intuitive, les imprime en petit format, puis recrée son film. Elle va à rebours de l'histoire de l'art en partant de l'image animée du cinéma, passant par la photo, pour revenir à la peinture. L'arrêt sur image rend palpable et visible une atmosphère, et met la pensée en mouvement.

Elle peint en trichriomie : avec 3 couleurs + le blanc, en séparant les couches, un peu à la manière de la sérigraphie ou de l'impression offset. La série habituellement traitée «mécaniquement» - estampe, lithographie, photographie, est ici traitée à la main. Marie Désert interroge la place du savoir-faire de la main de l'homme, dans une société où tout est technologiquement possible.

Parcours :

En parallèle des expositions elle travaille en partenariat avec d'autres artistes : De 2004 à 2007, elle peint sur tirages argentiques, en partenariat avec le photographe Zullo -ancien photographe au Nouvel Observateur, Monde Diplomatique, Courrier International.

De 2008 à 2012, elle fait de la vidéo projection de ses créations filmées en live -sur grand écran-, lors de concerts et de spectacles au théâtre l'Agora d'Evry, et au Regard du Cygne dans le 20e : avec Théo Girard (Sibiel), Jeanne Added, Nicolas Repac, Surnatural Orchestra, Benoit Delbecque, la danseuse Eva Legé, le slameur Arthur Ribo...

De 2014 à 2016, elle reprend les études à Paris 8 (CAPES arts plastiques, MASTER MEEF arts plastiques et agrégation d'arts plastiques). Cela occasionne une exposition collective au Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis.

En 2015, avec Lau, Sandra Encaoua, Raf Urban, Li Soyer, Steph Mc Arthur et Ccil Smith, elle crée le collectif [WeArt], avec qui elle expose à Saint-Maur, puis à Paris.

En 2018, elle participe à une conférence à Beaubourg pour parler de son expérience artistique ; avec l'écrivain et orateur Dyckson, elle fait parler la peinture, et l'associe à la musique avec Macha Gharibian, lors de son exposition à la galerie Noëlle Aleyne dans le marais ; elle marie la vidéo et le chant lyrique, en créant un clip pour un morceau de Karina Desbordes ; elle mêle le dessin au stylo, et l'écriture avec Dyckson ; elle réunit l'art visuel et l'écologie par le vêtement, avec Ludivine Maillard en créant des kimonos ; elle fait de la vidéo projection live sur la musique improvisée de Benoît Labourdette.

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