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Musée du Bug, premier étage : Jeux vidéo – Une proposition de Julien Prévieux
du 09 au 30 juin 2012
Espace d'exposition STANDARDS
2 rue des Portes Mordelaises Rennes

Dans le langage informatique le Bug désigne une erreur dans un programme ou un système provoquant des résultats inattendus. Le dysfonctionnement produit peut-être du à plusieurs causes: défaut de conception, erreurs de manipulation, dépassement des capacités du matériel, virus informatiques variés, influences extérieures...
Ces accidents laissent voir les failles, les interstices qui se profilent dans les algorithmes, les codes,ramenant finalement l'humain dans le système. Sur Youtube, Dailymotion et divers blogs, ces erreurs sont recensées, collectionnées, analysées. Amateurs ou informaticiens de haut vol conçoivent de véritables centres d'archives à plus ou moins grande échelle.
Depuis quelques années les artistes contemporains s'intéressent eux-aussi à ces accidents. Coulures involontaires sur les tableaux, captures d'images biaisées, instabilité des matériaux, les plasticiens intègrent ces bugs à leurs œuvres ne prenant plus le soin de les recouvrir, les provoquant parfois même volontairement.
Julien Prévieux, artiste né en 1974, engage également une réflexion sur ces accidents.
Dans sa pratique, il joue et déjoue les codes de différents corps de métiers ou technologies de pointe. De l'économie au commissariat de police, de la modélisation informatique à l'archivage documentaire, il teste, détourne, dénonce et souligne, non sans ironie, les dispositifs et procédés à l'œuvre dans la société qui nous entoure.
Après avoir rédigé pendant plusieurs années des Lettres de non-motivation, il réalise, avec Forget the money (2011), une installation à partir de la bibliothèque personnelle présente dans l'appartement new-yorkais de l'homme d'affaires Bernard Madoff, véritable musée prémonitoire de l'arrestation de l'illustre escroc. De 2007 à 2011, il élabore également une archive de gestes « à venir ». Dûment brevetés, ces mouvements qui s'effectuent dans le vide, comme les présente le film d'animation What shall we do next ?, sont destinés à des appareils encore en phase de conception. Cette œuvre souligne l'étrangeté de cette course à la nouveauté technologique dans laquelle nos futurs mouvements sont décrits à l’avance et deviennent monnayables.

Forget the money.Stand de la galerie Jousse Entreprise à Artissima 18, novembre 2011, Turin.

What shall we do next ? Vue de l’exposition personnelle de Julien Prévieux Dimensions in Modern Management du 28 mai au 28 juillet 2011, galerie Jousse Entreprise.
Pour plus d'informations sur le travail de Julien Prévieux son site internet : http://www.previeux.net/
Pour la carte blanche qui lui est accordée au sein de Standards, Julien Prévieux entend donner une place majeure aux bugs. Les six membres de l'association sont ainsi amenés à concevoir avec l'artiste le Musée du Bug, premier étage : Jeux vidéo.
Pour ce projet, nous entendons solliciter différents intervenants : informaticiens, passionnés de jeux vidéo, professeurs d'université et artistes. Ces personnes seront amenées à participer à cette base de données qui ne se voudra pas exhaustive, mais ouverte à la découverte et à la curiosité.
Nous souhaitons créer un environnement muséal propice à l'appréhension de ces éléments. L'exposition, première étape du projet plus global qu'est le Musée du Bug, se concentrera sur les bugs présents au sein de jeux vidéo. Ce premier temps proposera une possibilité de lecture de ces bugs spécifiques, en s'adaptant à l'espace restreint qu'offre Standards. Vitrines, projections vidéos, impressions numériques, photographies, maquettes, livres et documents d'archives occuperont ainsi l'espace durant le mois que durera l'exposition.
Dans le but de mener à bien ce projet et de bénéficier de toute la qualité et la rigueur qu'il nécessite, nous nous adressons à votre intérêt, votre curiosité et votre générosité. Ce projet permet d’engager un dialogue avec d'autres disciplines, d'autres champs d'action, tout en les déplaçant dans la sphère du lieu d'exposition. Cette interaction d’un projet artistique avec d'autres domaines, éclairera d’un nouveau jour ces technologies si proches de nous, en donnant une place essentielle à l'erreur et à l'imprécision.
What are the funds for?
1 – A pouvoir réaliser l'exposition dans l'esprit avec lequel nous l'envisageons.
2 – A pouvoir défrayer l’artiste pour sa prestation, défraiement souvent délicat pour de petites structures telle la nôtre.
3 – A financer les différentes locations, achat de matériel technique (vitrines, cadres, impressions,matériaux de construction, etc.).
4 – A organiser une conférence à l’Eesab – Site de Rennes pour partager l'état de nos recherches avec le public, en présence de l’artiste et de 7 invités (informaticiens, passionnés des bugs de jeux vidéo, universitaires, artistes).
5 – A communiquer efficacement le travail effectué à l’aide de la charte visuelle de Standards et à défrayer le graphiste.
About the project owner

STANDARDS est un espace d’exposition rennais ouvert depuis octobre 2011 au 2, rue des portes Mordelaises.
Géré par l’association du même nom, son équipe est active sur Rennes et sa région depuis janvier 2008. Elle est constituée de jeunes artistes ainsi que d’étudiants issus d’une formation dans les métiers de l’exposition, et a pour but de mettre en place des temps de travail dans des lieux donnés en envisageant l’exposition comme une pratique à part entière.
Cette pratique permet un va et vient constant entre approches artistiques et théoriques. Au-delà de cet aspect expérimental, l’objectif de STANDARDS favorise la diffusion et l’aide à la production de jeunes artistes. Sa réalisation passe également par leur mise en relation avec d’autres artistes, plus reconnus.
La programmation de la saison 2011/2012 a ainsi entrepris une réflexion autour de la notion du « commissaire – artiste » et la porosité qui existe entre ces deux activités.
C’était question de dire, en octobre 2011, interrogeait les modes de médiation, textuels ou oraux, entourant habituellement le travail d'un artiste au sein d'une exposition.
Seul et Grégaire, en décembre 2011, partait d’une réflexion autour de l’apprentissage artistique, par la mise en place d’une rencontre entre sept jeunes artistes issus des écoles d’art d’Annecy et de Rennes. L’exposition s’élaborait ainsi sur la base de cette confrontation à la manière d’un atelier.
Sculptures, en février 2012, STANDARDS proposait une exposition consacrée à Jean-Pierre Dolveck, sculpteur breton décédé en 1990. Ce projet rendait possible un travail sur l’archivage et la (re) contextualisation d’une œuvre inconnue. Une mise en espace et des recherches sur la question du socle était élaborée en collaboration avec Virginie Vallée, jeune designer.
Et tu te souviens d'avoir été une bête de somme? en avril 2012, Aurélie Godard, et David Tramut, sont invités à travailler en collaboration sur l’espace même de la galerie pour une exposition in situ. Ces deux jeunes artistes, qui ne se connaissaient pas, ont été mis en relation par le biais de l’association sur la base de rapprochements formels.
Enfin, une carte blanche sera confiée à l'artiste Julien Prévieux pour clôturer cette saison.

Affiche de l'exposition Seul et Grégaire.

Affiche de l'exposition Sculptures.

Vue de l'espace STANDARDS pendant l'exposition Sculptures.

Vue de l'exposition Dialogue Programmé.

L'équipe STANDARDS au complet, de gauche à droite: Damien Le Dévédec, Sylvain Le Quéméner, Maëla Bescond, Maëva Blandin, Carl Phelipot et Corentin Canesson
Merci de votre soutien.
News
Rencontre avec l'artiste, Julien Prévieux et l'équipe de STANDARDS pour discuter du projet d'exposition (deux dates seront à définir à Rennes en fonction de la disponibilité de Julien Prévieux)
et contreparties précédentes.




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