
About
On dit souvent qu'« en France, tout finit par des chansons ». Alors pour en finir avec la chasse aux immigrés,voici Magie des Blancs, chanson entraînante qui sera vendue au profit de RESF (Réseau Éducation Sans Frontières, une des principales associations d'aide aux sans papiers).
Texte plein d'humour, chanteuse au grand talent, musiciens de réputation internationale parmi les meilleurs de la scène africaine et rythme dansant sont les ingrédients d'un succès assuré, qui n'attend plus que... le clip !
Il sera réalisé par Yamoy, un tandem de réalisateurs qui s'est notamment illustré avec le clip ci-dessous qui a connu un grand succès. Le clip de Magie des Blancs utilisera la même technique du “stop motion” (photos animées dans un décor).
What are the funds for?
Le financement contribuera à la réalisation du clip.
C'est la dernière pièce du puzzle, indispensable pour que la promotion se fasse par internet
Budget total du clip : 11 000 €. La somme de 2000 € demandée peut donc être dépassée !
About the project owner
Magie des Blancs est une production de Tubes Magie, une association 1901 qui a décidé de soutenir ce projet au profit de RESF et d'aider la chanteuse Yao Rose à se faire connaître au-delà de l'Afrique.
Le choix d'artistes et de réalisateurs reconnus est apparu comme une garantie d'un large succès pour cette opération, que l'association veut mener de façon aussi indépendante que possible pour atteindre ses objectifs.
Qui est Yao Rose ?
Originaire de Côte d’Ivoire, elle est née dans une famille de musiciens traditionnels : avec son grand talent de griote, sa mère était demandée dans tous les villages de la région pour animer les veillées mortuaires ; son père, qui faisait vivre sa nombreuse famille d'une plantation de cacao, était lui très bon danseur mais aussi percussionniste exceptionnel, au point que le président Houphouët-Boigny, indéfectible soutien des musiciens ivoiriens, l'avait fait venir à Abidjan pour l'écouter jouer.
Rose est celle de la famille qui a hérité du talent de sa mère : dès l'âge de 4 ans, elle était la coqueluche du village, participant chaque soir aux veillées musicales. On l'avait surnommée “Magnétophone”, car il suffisait qu'elle entende une chanson une fois pour pouvoir la répéter. À l'âge de 8 ans, elle dirigeait une petite troupe d'enfants le Wazi Club, avec lequel elles faisaient la tournée des villages de la région. Mais pour elle qui rêvait de devenir chanteuse, la route allait être semée d'obstacles.
Un premier succès après des années d'errance
D'abord parce que son père avait décidé qu'elle suivrait des études pour assumer la responsabilité de la famille. Après l'avoir fait entrer en 6ème au lycée à Abidjan, il l'envoya en France à 16 ans, officiellement pour faire des études, mais en fait pour un mariage arrangé à son insu.
Ce fut pour Rose le début de plusieurs années difficiles, durant lesquelles elle fut confrontée au quotidien des immigrés, aux petits boulots pour s'en sortir et élever ses enfants. Mais, toujours attirée par la musique, elle recommença à chanter et devint, à son tour, la griote la plus demandée pour animer les veillées mortuaire de la communauté Bété (son ethnie d'origine) à Paris. Jusqu'au jour où elle fit la connaissance d'Amédée Pierre, l'une des vedettes historiques de la musique moderne ivoirienne en tournée en France, qui lui dit : « tu as un don, tu devrais entreprendre une carrière professionnelle ». Peu après, un ami proche l'aida à financer un premier disque, qui sortit en 1997 : ce fut un succès immédiat en Côte d'Ivoire et au-delà, puisque l'un des titres (Zere) allait rester 6 mois dans le top Kilimandjaro d'Africa n°1 et figurer sur plusieurs compilations. On le trouve encore sur internet et il reste, 14 ans après, l'un des tubes qui ont compté dans l'histoire de la musique ivoirienne.
Vaincre l'adversité jusqu'à trouver enfin sa voie
Pourtant, la carrière de Rose n'était pas encore tracée : d'une part, ses relations musicales se limitaient milieu de la variété ivoirienne standard, peu ouvert sur le type d'arrangements qui ont fait le succès international des artistes africains depuis 15 ans ; d'autre part, les contraintes d'une situation familiale difficile depuis sa venue en France ne lui permettaient pas de consacrer tout le temps et l'énergie nécessaire au développement de sa carrière et notamment à la promotion des 2 autres disques qu'elle a enregistrés en 2000 et en 2003, d'autant qu'à partir de 2004, elle a dû consacrer l'essentiel de son temps à organiser l'éducation de son dernier enfant, né en 2002 et atteint d'autisme léger.
À partir de 2009, Rose s'est sentie prête pour relancer sa carrière et a décidé de chanter Magie des Blancs, dont elle avait composé la mélodie, pour défendre la cause des immigrés. Toujours à la recherche d'un arrangeur capable de mettre en valeur sa tradition, elle a rencontré Cheikh Tidiane Seck, fin 2010 : musicien de stature internationale, fin connaisseur des musiques de Côte d'Ivoire et notamment de celle très réputée des Bétés, il proposa à Rose de l'aider à réaliser un nouveau disque, en commançant par Magie des Blancs.
Pour en savoir plus : Facebook Yao Rose
Et aussi : Facebook Magie des Blancs
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