
About
Bonjour ! Je suis un réalisateur franco-suisse d'origine mosellane. J'ai déjà réalisé deux documentaires sur le thème de la désindustrialisation en France, thème très actuel : "Sous le Gueulard la Vie", en 1991-92, et "L'Héritage de l'Homme de Fer" entre 2003 et 2009. Le premier cité est passé sur Planète, le deuxième est disponible en DVD et circule en Lorraine.
Haut fourneau couché de Longwy (copyright : La bascule, 2009)
Je retravaille depuis 2010 sur le même thème mais sous l'angle de la transmission de la culture du fer entre les générations. Je suis avec ma caméra quelques personnages très surprenants dans cette région: les sidérurgistes de Florange, dernier carré métalurgique de France jetant toute présence FN hors du monde ouvrier, des jeunes des quartiers, des adultes aux parents polonais, italiens ou algériens, des lorrains, des artistes et des lambdas, etc.
Un portrait de cette France en désindustrialisation dans une région très métissée.
Une photographie de ce pays qui déprime un peu mais a aussi un talent fou.
Des personnages surprenants pour faire un film dynamique et décapant.
Et casser quelques clichés sur la province, sur les jeunes, sur les métallos, sur les vieux aussi.

Paysages post-métalurgiques et friches industrielles, quartiers à forte proportion d' "enfants de l'immigration" de la sidérurgie : Algériens, Capverdiens, Italiens, Polonais, etc". Dans certains quartiers, les jeunes rejettent fortement cette industrie finissante. Dans d'autres, ils en sont fiers. Pourquoi ces différences !? Que savent par exemple les enfants d'Italie de Pologne ou d'Algérie, sur le parcours de leur ancêtre arrivée en Lorraine une valise à la main ?

A Florange, les derniers sidérurgistes se battent pour le dernier haut-fourneau. Dans les quartiers pavillonnaires, les retraités de la "sidé" taillent leur haies de plus en plus hautes. Les jeunes se débrouillent et semblent déconnectés de l'histoire de la région et de leurs parents.

Avec ma petite équipe, nous parcourons les rues des régions de Hayange, de Rombas, de Longwy et Villerupt. Notre thème fait souvent plaisir aux gens: "ah enfin des gens qui bossent sur ces sujets sans vouloir nous faire pleurer".
Nous avons tourné 200 heures d'images depuis 2 ans, des anciens retraits des mines et de la sidé, aux jeunes des quartiers, en passant par les quadras. Nous avons monté une association autour de ce projet, basée à Uckange: les films du funiculaire.
Nous avons évité les structures de production pour rester très libres de notre travail. Mais nous avons désormais besoin d'une aide financière pour engager un monteur vidéo. Le reste sera sans doute pris en charge par des organismes régionaux et locaux.
Il s'agit aussi d'un film d'amour envers la population de cette région, envers cette classe ouvrière qui se délite, envers ces enfants de l'immigration aussi dont on parle souvent si mal en France.
Une tentative donc de parler autrement de ce contexte que de manière triste, et de montrer qu'on peut filmer ces endroits et ces gens avec enthousiasme et joie communicative, tendresse et empathie, sans pathos mais sans nostalgie non plus.

Les thèmes (post)industriels en France sont souvent traités avec grisaille ou distance (depuis Paris): nous inversons tout et voulons un film (très) musical, proche, surprenant, dynamique, dépoussiérant.
Le seul moyen de toucher les jeunes, un des publics cible, dans un documentaire, est de surprendre. Ce sera fait.
Merci de votre soutien...
What are the funds for?
Ce film, "la trace des pères", est presque entièrement tourné. Encore 5 mois au maximum, d'images, et ce sera terminé, cela aura fait 3 ans de tournages.
Il faudra désormais "monter" le film.

Au vu du nombre de rushes et de leur richesse, ce sera un long travail, passionnant mais important. La musique étant très présente dans ce documentaire, la bande son ne sera pas une mince affaire non plus.
Nous voulons engager un monteur lorrain. L'entier de la somme demandée ira pour le monteur, qui sera logé chez le réalisateur à Lausanne pour un travail à deux. C'est une étape décisive.
Par la suite, les aspects de post-production et de distribution seront pris en charge par des structures régionales.
Le financement présent demandé concerne donc l'engagement d'un monteur pendant un mois, ou 6 semaines.

About the project owner
Je suis originaire de la vallée de la Fensch, entre Thionville et Metz. Toute ma vie je garderai en mémoire les bruits, les odeurs, et les images de la sidérurgie triomphante. Et aussi la chute de cette indutrie, presque du jour au lendemain.
J'ai 47 ans et je vis depuis 30 ans à 435 km de ma ville industrielle d'origine (Uckange). Mais depuis 1991, je reviens chaque mois sur place, filmer des gens, des vieux et des jeunes, des Kabyles, des Catalans, des Polonais, des Piémontais, des gens du coin, des scènes syndicales, des spectacles de musique, tout ce qui a un lien direct ou indirect avec l'héritage de ces 200 ans d'Histoire.
En 2012, je travaille encore sur ce thème mais cette fois je m'intéresse surtout à l'humain. Je veux boucler ma trilogie sur ce sujet, après mes 2 documentaires précédents.
Les images sont presque terminées, il me faut désormais monter le film.



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