Hors champs

Un documentaire de société, sur le thème de l'électro-hypersensibilité

About

Le projet

« Hors champs » est un projet de film documentaire de 52 minutes, auto-produit et déjà bien avancé. Le tournage a déjà eu lieu, grâce à une grande part d'autoproduction, et à une bourse de la région Rhônes-Alpes. Je suis en train de réaliser le montage, et sollicite votre soutien pour pouvoir financer le travail de post-production.

Le sujet

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’électro-hypersensibilté (EHS)?

Il s’agit d’une réaction aux champs électromagnétiques artificiels, comme ceux émis par le téléphone portable et le wifi, par exemple. Elle entraine de nombreux symptômes. Les insomnies, les migraines, et les pertes de mémoire n’en sont qu’un petit échantillon.

Cette maladie nouvelle est encore peu connue, et très controversée. Alors que les scientifiques indépendants en confirment l’existence, les lobbies de téléphonie mobile persistent à la nier.

En attendant que lumière soit faite, les électro-hypersensibles existent bel et bien, et ont des choses à dire!

Le film

Anne, Elisabeth et Philippe sont électro-hypersensibles. Comme des milliers d'autres personnes dans leur cas, ils souffrent des ondes émises par les téléphones portables, le wifi, et parfois même le réseau électrique.

Dans une société qui ne reconnaît pas leur maladie, face à une médecine qui en ignore les mécanismes, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour sauver leur peau.

« Hors champs » raconte leur histoire. L'histoire d'une quête, à la recherche perpétuelle de lieux vierges de ces ondes qui leur sont nocives, et d’endroits où ils pourront vivre. L'histoire d'une lutte pour la reconnaissance de leur maladie et de leur droit à la vie.

A leurs côtés, plusieurs scientifiques, et quelques politiques, soutiennent ce combat. Leur but : alerter les autorités sanitaires au sujet de ce problème de santé publique , et informer la population des risques liés à la pollution électromagnétique.

Quelques images

A la recherche d'un lieu de vie, Elisabeth et son compagnon mesurent la pollution électromagnétiquedans les villages isolés, et jusque dans des maisons troglodytes. 

  

Anne rejoint l'entrée de sa grotte

La genèse du projet et ses objectifs

Un heureux concourt de circonstance m'a un jour conduite jusqu'à la grotte où vit Anne. J'étais émue par son histoire, elle cherchait quelqu'un pour la raconter. De notre rencontre est né ce projet de film.

Très vite, j'ai rencontré d'autres personnes souffrant d'électro-hypersensibilité. Les difficultés qu'elles affrontent m'ont touchée en tant qu'individu. Elles m'ont également interpellée en tant que documentariste, parce qu'elles soulèvent de réels problèmes de société.

Prises dans un mécanisme commun  à tous les scandales sanitaires, ces  personnes sont à la fois victimes d’une politique qui favorise les lobbies plutôt que les intérêts de santé publiques, et force de proposition.  N’ayant plus rien à perdre que la vie, elles n’hésitent pas à remettre en question le système politique et social dans lequel elles vivent. En luttant pour la reconnaissance de leur maladie, elles luttent également pour le droit de vivre différemment, et pour la construction d’une société plus respectueuse de l’être humain et de l’environnement.

En réalisant ce film, mon désir est de raconter leur histoire, parce qu’elle me semble incroyablement forte et émouvante. A travers leurs témoignages, je souhaite également questionner le lien étroit qui unit environnement et société : montrer comment l’Homme crée des maladies en polluant son environnement, et questionner son entêtement à nier cette réalité.

J’espère aussi transmettre une énergie et susciter l'envie d’agir : nous avons tous le pouvoir d’améliorer la qualité de notre environnement, à travers des actions simples.

 Les « personnages »

Anne

Mère de famille, citadine, Anne voit sa vie basculer en  2009,lorsque l’installation du Wifi sur son lieu de travail déclenche son électro-hypersensibilité.  Du jour au lendemain, elle ne supporte plus la proximité des téléphones portables, le réseau wifi des voisins, les antennes relais sur le toit... La vie dans son appartement lui devient impossible. Pendant près d'un an, elle tente plusieurs modes de vie, essayant toujours de rester auprès de ses enfants. Elle vit ainsi successivement dans une cabane en aluminium, construite au milieu du salon, puis dans une caravane, avant de se réfugier dans le parking de son immeuble. Sa sensibilité croissant de jour en jour, elle se résout à quitter la ville. Après plusieurs tentatives d'installation en milieu rural, elle emménage dans une grotte, où les champs électromagnétiques ne pénètrent pas. Contrainte de passer le plus clair de son temps au fond de la caverne, elle peine à se faire entendre :  pas question pour elle d'aller manifester sur les Champs-Elysées, ou de s'enchaîner à la tour Eiffel. Cela ne l'empêche pas d'avoir son mot à dire !

 

Elisabeth

Militante dans l'âme, Elisabeth est autant révoltée par l'extrême dureté de sa situation que par l'indifférence de ceux qu'elle a coutume d’appeler ses « concitoyens ». Si sa maladie met à mal sa carrière professionnelle et sa vie sociale, elle n'a entamé ni la vitalité, ni le sens de l'humour qui la caractérisent.  C'est avec beaucoup de force qu'elle fait face aux changements que la maladie inflige à sa vie, et avec un regard très critique qu'elle observe la société française.  Attachée à sa vie de famille et à sa relation de couple, elle se bat pour rester en région parisienne. Mais jusqu'à quand pourra-t-elle tenir ?

 

Philippe

Baroudeur aux accents d'aventurier, Philippe accepte ses conditions de vie avec beaucoup de philosophie. Contraint par la maladie à s'installer dans des coins de campagne toujours plus isolés, il regarde sa vie d'avant avec recul. Le rythme effréné du monde urbain et la course à la consommation ne lui manquent pas. Pour autant il ne se résigne pas, et lutte pour faire respecter quelques droits fondamentaux, considérés par certains comme obsolètes : celui de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé, par exemple.  Avec d'autres, il a créé l'association « Une terre pour les EHS », et travaille activement à la création de zones blanches sur le territoire français.

 

Les intervenants

Professeur Belpomme

Cancérologue, le professeur Belpomme est président de l'Association de Recherche Anti-Cancereuse (ARTAC). Ses recherches l'ont amené à s'intéresser aux pollutions chimiques et électromagnétiques, qu'il a identifiées comme étant des facteurs de risque. Selon lui, « on fabrique nos propres maladies ». Il rejoint ainsi le nouveau paradigme scientifique impliquant l’environnement dans la genèse des cancers. On lui doit  aussi la formulation du concept de santé durable, en écho au concept de  développement durable, et le concept de prévention environnementale qui lui est associé. Aujourd'hui spécialisé dans l'étude du syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques, il a constitué un laboratoire indépendant qui poursuit ses recherches dans ce domaine, et bénéficie d'une reconnaissance internationale.

Michèle Rivasi

Membre du parti politique Europe écologie, Michèle Rivasi est actuellement adjointe au maire de Valence, et députée au Parlement européen. Elle est également vice-présidente du CRIIREM (Centre de recherche et d’information indépendante sur les rayonnements électromagnétiques). Ce centre a pour objectif d'informer  sur les effets des rayonnements électromagnétiques dans l'environnement ambiant, de proposer  des solutions en faveur de la protection des populations et de favoriser l'organisation d'un contre-pouvoir citoyen, indépendant des intérêts industriels et commerciaux. Informée et militante, Michèle Rivasi est, à l'heure actuelle, la personnalité politique la plus à même de soutenir les initiatives des personnes EHS et des associations.

 

What are the fund for?

Le financement

« Hors champs » a reçu une aide à l'écriture de la région Rhône-Alpes, qui a permis de financer en partie le tournage du film : déplacements à travers la France, hébergement, location de matériel audio et vidéo, etc.

Sachant que je réaliserai le montage du film moi-même, il me reste à financer tout le travail de post-production, dont le coût s'élève à 2000 euros. C'est là que vous pouvez intervenir !

Les 2160 euros de la collecte Ulule permettront de financer:

-       le montage et le mixage son (900 euros)

-       l’étalonnage (900 euros)

-       Le mastering et la création de DVD (200 euros)

-       La commission d’Ulule ( 8% de la somme récoltée, soit 160 euros)

About the project owner

La réalisatrice

Anthropologue de la santé, éducatrice, saisonnière, photographe, voyageuse, Marianne change souvent de casquette avant de découvrir le documentaire. Quand elle réalise son premier film en 2007, elle a la sensation d'avoir enfin trouvé sa voie; celle qui combine la curiosité, les rencontres, l'investigation et le plaisir de l'image.

« L'art de vivre, chambre 131 », co-réalisé avec Amaia Elisseche, reçoit le Grand prix du jury  au festival du film médical d'Amiens, « Filmed », en 2010.

Son second film, « La psychiatrie court les rues » est sélectionné dans plusieurs festival et reçoit le Prix spécial du jury au festival « Handica-Apicil » de Lyon, en 2011. En 2012, il est également primé au festival de Lorquin.

 

Entre-temps, elle travaille comme régisseuse sur des tournages, écrit plusieurs projets de documentaires, et réalise un film institutionnel.

Pour découvrir ses précédents films, rendez-vous sur son site : http://www.marianne-estebe.fr/