
About
François est un court-métrage d’une vingtaine de minutes écrit par une réalisatrice coréenne.
Titre : François
Genre : Drame
Durée : environ 25 m
Durée du tournage : du 8 au 12 juin 2012
Post-production : Séoul, Corée du Sud
Scénario et réalisation : JUNG Wonhee
Chef Opérateur : KIM Soon-yong
Compositeur : Benoît CIMBE
Acteur
François: François-Marie NIVON
Soohee: KIM Mi-Kyung
Mere de Francois: Françoise Le Plénier
Note d’intention
Les « adoptés », c’est un mot qui nous fait penser aux vieilles chansons d’autrefois.
Les «adoptés», est, pour nous, un terme qui renvoie à l’époque du pays dans les années 70.
Moi aussi, je suis quelqu’un qui pensait comme cela. Si j’étais restée en Corée, j’aurai sûrement pensé comme ceux qui ne partent pas, en entendant parler des fameux «adoptés».
A Paris, grande surprise, on peut rencontrer par hasard ces enfants de français dans une enveloppe coréenne, assez fréquemment.
On croise ces personnes qui peuvent avoir vingt ou quarante ans et qui sont complètement intégrées dans la société française.
En Corée, il existe un certain nombre d’associations qui ont pour but clairement défini «d’aider» ces enfants considérés comme loin de leur pays. Elles tentent donc de chercher les parents biologiques dans tout le pays avec le peu d’informations disponibles.
Les journalistes coréens vantent très volontiers les succès des «enfants du pays» à l’étranger. Comme l’élection du député Vert Jean-Vincent Placé, vivement saluée en Corée contre l’avis du principal intéressé.
Cela fait seulement trois ans que je vis en France, et très rapidement j’ai constaté une chose très évidente pour moi maintenant, c’est que contrairement à mon pays, ici, il y a toutes sortes de personnes qui viennent de toutes sortes de pays, avec des modes, des habitudes, des cultures visiblement toutes différentes. Ici, on ne peut distinguer les Français et les étrangers qu’avec une carte d'identité.
Les problèmes d’identité touchent tout le monde à une période différente de la vie, et cela dans le monde entier. Je m’attache ici à voir plus précisément certaines conséquences chez des enfants qui ont grandi hors de leurs pays avec des personnes qui ne sont pas leurs parents biologiques. Je vois aussi très clairement que certains de ses enfants ne développent pas leur recherche d’identité via cette origine étrangère. Et je m’interroge également sur la volonté de ces gens qui s'échinent avec passion à considérer tous ces enfants comme des déracinés.
Avant et pendant la préparation de ce court métrage, je me suis posée certaines questions quant à la position que prennent les Coréens de manière générale, en Corée et ceux rencontrés en France, sur ces «pauvres adoptés». Le sentiment profondément patriotique qui veut que, malgré tout, ce sont des enfants du pays, ce sont des Coréens, quoi qu’ils en pensent eux-mêmes. Ce dernier point peut être d’une grande violence pour ces enfants certes physiquement coréens, mais pour qui la Corée peut ne rien évoquer du tout.
Synopsis
François est un jeune homme de 25 ans, il est d’origine coréenne, adopté à l’âge de 5 ans par une famille vivant dans le sud de la France. Il a grandi comme tous les autres enfants de sa ville, entouré et aimé par sa famille. Evidemment, il sait depuis toujours qu’il n’est pas le fils naturel de ses parents et qu’il est né en Corée du Sud. Il ne s’est jamais intéressé à la culture coréenne, se considérant naturellement comme Français. On retrouve François quand il arrive à Paris pour ses études, installé depuis quelques mois seulement. Ses amis lui donnent rendez-vous devant un restaurant coréen, une première pour lui. Il y rencontre Soo-hee, serveuse qui visiblement le trouble. Il commence à la suivre inconsciemment et fini par s’intéresser à la culture coréenne.
Les personnages
François

Un jeune homme asiatique de 25 ans, venu en France à l'âge de 5 ans. Il a grandi en région PACA avec des parents français très aimants.
Il est arrivé à Paris il y a quelques mois et va dans un restaurant coréen avec ses nouveaux amis. Il y fait la rencontre de Soo-hee par laquelle il est immédiatement attiré. Cela ouvre une brèche sur ses origines.
Soo-hee

Une jeune femme coréenne de 28 ans qui travaille comme serveuse dans un restaurant coréen. Timide, gentille et gaie, elle rencontre des adoptés coréens grâce à sa patronne. Elle commence à se passionner par une certaine détresse qu’elle soupçonne chez eux.
Mère de François

Une femme française d’une cinquantaine d’années, visiblement équilibrée et heureuse. Mère d’un enfant coréen adopté vingt années auparavant et qu’elle aime comme son propre fils. Elle vit dans l'angoisse qu’il parte définitivement en Corée même s’il n’en a jamais émit le souhait.
La patronne
Une femme d’une quarantaine d’années immigrée en France il y a 10 ans et parfaitement intégrée. Patronne d’un restaurant Coréen à Paris, elle est également présidente d’une petite association dédiée aux adoptés coréens qui les soutient dans les recherches de leurs parents biologiques.

What are the funds for?
Notre budget est réduit, mais notre passion du cinéma est démesurée ; nous voulons réaliser le film que ce sujet mérite, et bien que nous ayons deja une partie du budget (mais deja utilise pour composer l'equipe technique), il nous faut cependant financer la location du matériel de tournage et des accessoires, ainsi que les frais de transport et les repas sur le plateau. 2500 euros nous paraissent la somme adéquate afin de nous donner les moyens de réaliser ce film. Même si cinq euros semblent une somme dérisoire, c’est chacun de vos petits pas individuels qui nous mèneront à l’achèvement de ce film. Un grand merci à tous !
About the project owner
Présentation de la réalisatrice
Je suis née en 1981 à Séoul en Corée du sud. Fascinée par la richesse d’expression permise par le cinéma, je me suis lancée dans plusieurs projets tels que les courts-métrages. Une fois mes études terminées, j’ai commencé à travailler concrètement en 2004 en tant qu’assistante-réalisateur sur le film « The scarlet letter », réalisé par Byeon Hyeok. En 2007, j’ai participé comme scripte au long-métrage « Fool / Babo », réalisé par Kim Jungkweon et à nouveau comme scripte sur la préparation du long-métrage « Penthouse elephant », réalisé par Jang Seung Goo en 2008. Je me suis investie l’année d’après dans l’écriture de scénario au sein de CJ Entertainment.
En tant que réalisatrice, j’ai ensuite réalisé mon premier court-métrage, « Le sourire bleu ». En 2009, j’ai réalisé un deuxième court-métrage, « Une femme ordinaire » à Séoul (visible ci-dessous).
J’ai ensuite décidé de partir en France pour enrichir ma compréhension du cinéma. Je veux mettre en images ma compréhension de la rencontre de deux cultures et traiter de la question de l’identité dans un monde où les humains sont ballotés en tous sens entre clichés politiques et simplicité des sentiments.
Présentation du Chef Opérateur
Kim Soon-yong a commencé à travailler en Corée en 2004 pour le film de Kim Ki duk « Locataires ». Il a ensuite participé à une dizaine de long-métrages coréen. Il a rencontré la réalisatrice Jung Wonhee en 2006 en Corée sur le tournage de « The fool » où elle était scripte. Ils ont pu partager nombre de conversations lors de ces tournages et ont formé le projet de travailler ensemble.
Leur souhait s'est traduit par leur collaboration sur le court-métrage "Une femme ordinaire" réalisé en 2009 par Wonhee. Ravi de ces collaborations,il fera le déplacement jusqu'à Paris pour participer au tournage du court-métrage "François".
"une femme ordinaire" en 2009
Scénario et réalisation : JUNG Wonhee
Chef Opérateur : KIM Soon-yong
Acteur
François-Marie NIVON

Francois-Marie Nivon enfant adopté d'origine coréenne arrive en France à l'age de 5 ans. Touche à tout, il est pluridisciplinaire dans le domaine de l'architecture, du design et du cinema.
Il aime les rencontres artisitiques et les prises de risques, l'inconnu du jeu est un moteur pour lui. Cependant ce projet lui demande de faire appel à ses souvenirs les plus lointains afin de mieux comprendre et trouver l'essence même de son personnage... aussi cela demande de la passion et de la rigueur dans les émotions.
« Le cinéma est un domaine incroyable, jouer, apprivoiser, créer un personnage est un exercice passionnant. Il faut savoir rentrer dans un univers et rendre réel l'identité du personnage.
Aussi ma rencontre avec la realisatrice coréenne est une belle occasion de decouvrir davantage ma personnalité. Mon rôle est instructif puisque je suis d'origine coréenne, et de travailler avec cette equipe m'inspire encore plus.
C'est un cadeau artistique car mon personnage est complexe; cela demande une recherche constante, une réflexion sur la vie, nos peurs, nos doutes et parfois nos désarrois ».
Compositeur
Benoît CIMBE
Benoît CIMBE est le créateur et compositeur de Soundelight. Multi-instrumentiste de 28 ans, il a étudié au Conservatoire sup, à l’Ecole Normale de Paris et possède un Master de Musicologie à la Sorbonne. De formation classique, il sait composer n’importe quel style musical : orchestral, jazz, baroque, electro, reggae, hip-hop, etc... Très attiré par les nouvelles technologies, il maîtrise la musique assistée par ordinateur et les différentes techniques d’enregistrement sonore qu’il a apprise à l’Ecole ATLA en formation des compositeurs de musiques de films, d’applications et de jeux vidéos.
Benoît aime composer pour l’image : le cinéma, la pub, les documentaires. Ce qu’il apprécie le plus est de pouvoir souligner la narration d’une histoire, colorer musicalement les propos du réalisateur et donner une force supplémentaire aux images grâce à des sons et des idées musicales originales. Tout comme lorsqu’on lui demande de composer pour un lieu, une exposition, où lors d’une performance, Benoît tient à ce que la musique soit vecteur d’émotions pour lui et surtout pour les autres.
« Après une première lecture du scénario, je fus surpris de constater que le personnage principal du film et moi partagions de nombreux points communs. Tout comme lui, je suis coréen adopté et je pense que cela fut un argument de plus pour que j'accepte de travailler avec la réalisatrice Wonhee Jung sur ce projet. Je connais Wonhee depuis maintenant 3 ans et j'ai eu la chance de pouvoir partager de nombreux moments de complicité avec elle. Je l'apprécie énormément et pense que nos univers se touchent et se ressemblent beaucoup. Nous avions émis l'idée de travailler ensemble à la fin de nos études. C'est maintenant chose presque faite. Récemment j'ai pu visionner son court-métrage de 2009 : "Une femme ordinaire" qui m'a séduit par son scénario, ses images et sa poésie.
Bien que d'origine coréenne, je n'en connais pas plus sur les films coréens mais depuis peu j'essaie d'y remédier à la cinémathèque. Ils sont pour moi certes, très différents des films français ou américains mais sont dans de nombreux cas singuliers et souvent très brillants.
Participer à ce projet me permettrait de travailler avec une équipe franco-coréenne jeune et motivée qui partage la même envie que moi de réussir dans le monde du cinéma. Et puis l'histoire même du film me touche, j'ai envie de pouvoir retraduire ma propre histoire avec mes propres notes de musique sur des images que moi-même ai déjà vécues. Les points communs entre François (le personnage principal) et moi sont parfois même assez troublants.
Dans tous les cas, mon travail consistera à colorer les images de Wonhee par ma musique pour leur donner encore plus de force et d'émotion. Plus qu'un simple projet artistique, ce projet est une aventure humaine et je remercie Wonhee de m'avoir proposé de travailler à ses côtés ».
Assistant Réalisateur
Hugo paradis barrere
« Je ne suis pas un adopté coréen et ce que je trouve intéressant dans ce projet de film, c'est qu'il traite d'un sujet qui déborde largement le cadre de la Corée à travers la question de l'identité d'une personne traversée par diverses cultures. La situation de la France est particulière, en ce que la nationalité n'est pas liée au droit du sang. Toutes les cultures se côtoient à Paris (ville où sera tourné le film) ; métisse, enfant adopté, immigré, natif, étudiant ou travailleur étranger... Il existe peut-être autant de parcours que d'individus, c'est du moins le ressenti profond de chaque personne par delà les discours de récupération politique. Et ce qu'interroge le film, c'est peut-être moins, au final, la pertinence de ces discours que la banalité des sentiments humains, joies et déceptions auxquelles nous faisons face et qui construisent notre quotidien.
Je fais entièrement confiance à Wonhee pour traiter de ce sujet avec sobriété et justesse tout à la fois, comme elle a su le faire dans son premier court-métrage, que vous pouvez voir plus haut ».
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- Crédit au générique
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- DVD du film
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- L’affiche du film signée par les acteurs et la réalisatrice
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- Un DVD du premier film de Wonhee
- Le scénario du film François en version bilingue coréen/ français
- Une photo de tournage signée par la réalisatrice
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- invitation à la projection du film et apéritif. Rencontre avec l’équipe du film.
- Une photo avec la réalisatrice et les acteurs
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- La possibilité de participer au film comme figurant
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- Invitation à une soirée coréenne (cuisine coréenne)


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